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 Maxwell, George

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herbulot
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MessageSujet: Maxwell, George   Sam 18 Aoû - 13:58

Ah! que voilà une bonne question: Qui est derrière cet alias collectif?

Supposé être adapté de l'américain par un certain Richard Esposito (ce Derméze est vraiment un blagueur), on croit savoir que Losfeld en pondit quelques uns et que François Richard (celui du Fleuve Noir) en serait aussi.
Possible car un Maxwell parait dans collection d'espionnage chez CPE, là ou Richard oeuvra pas mal sous divers pseudos.

Sur la jaquette, l'auteur est présenté par l'éditeur qui dit qu'il a déjà écrit sous le nom de Erynx Applegate....

Dix kilos de nougat à celui qui trouvera un titre de ce dernier !!! Wink
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herbulot
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MessageSujet: (Pseudo) George Maxwell   Jeu 6 Mar - 16:00

Ce pseudo adaptateur ou traducteur nommé Richard Esposito serait d'après Frank Evrard la contraction de Francis RICHARD ET Georges ESPOSITO.
Mais qui a écrit quoi dans la série scratch ?
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Jean François Le Deist
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Jeu 6 Mar - 21:19

En attendant des réponses, voici un début de biblio :

ed./imp. du Pont Neuf

Collection "Miss Luger" ( 1958 )

1. Tirez à vue
2. Colt en main

CPE / PIC

Collection "Contre-espionnage"

7. Laboratoire de la mort lente ( 1952 )

Sogedide

Collection "Miss One Shot" ( 1955-1956 )

1. La griffe du dragon noir
2. Une blonde en trois morceaux
3. Bagarres
4. Colt, Luger et Beretta
5. Parqui on commence
6. C'est vous le tueur
7. Pearl Travers contre le Jaguar
8. Je vous salue bien
9. Des houris et des mômes
10. En cas de mort violente

Collection "Le Jaguar" ( vers 1956 )

1. La mort en carnaval
2. Ci-gît Madame
3. Documents confidentiels
4. Lüger sérénade
5. Le Jaguar ne pardonne pas
6. On sucre les fraises
7. La sinistre Madame V.
8. Kidnapping diplomatique
9. A moi de jouer
10. Le Jaguar à Tokyo
11. Rue du cocktail
12. Code Zéro

ed. du Condor / Le Trotteur

Collection "Môme Double-Shot" ( 1952-1953 )

1. Fallait pas me doubler !
2. Va te faire voir !
3. Y manque une brique
4. La "belle" se joue à deux
5. Sans bavures
6. Au premier de ces messieurs
7. C'est du gâteau
8. Quelques roses pour le tueur
9. Un pyjama de sapin
10. Rien ne va plus
11. C'est ma tournée
12. Les squelettes ne jouent pas au poker !
13. Pas de salades, j'en vends !
14. Quel sale temps
15. Calibre 45 et culottes de soie
16. Du sang dans le champagne
17. J'peux pas l'encadrer
18. Alors, de quoi je me mêle, marlou !
19. Une gourmette pour Madame
20. J'veux mon blé
21. T'as triché, Marquise !
22. Des camélias pour Johnny
annoncé ( paru ? )
23. Coupez-les en quatre !

Collection "Espions et agents secrets" ( 1952 )

4. Espions à Frisco
9. Alerte au FBI

"Collection noire franco-américaine" ( 1953 )

15. Tous des pourris


A vous, si plus... ( je n'en possède que 2 ! )

Je regarderai ce soir le passage des mémoires de Losfeld où il en parle.
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pfinge
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Jeu 6 Mar - 23:05

Puisqu'on y vient , voici quelques scans de la série Miss double-shot :
6 10 14 15 16 21
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arzam
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Jeu 6 Mar - 23:43

un titre aussi dans la Collection/série Les aventures de Fanfan la douleur / Editions le Condor

Remettez ça, c'est ma tournée en 1953

je viens d'enlever les deux titres de la collection Miss Luger qui avaient dèjà été mis plus haut Embarassed


Dernière édition par arzam le Ven 7 Mar - 20:53, édité 2 fois
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Jean François Le Deist
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Ven 7 Mar - 20:48

ça y est, j'ai remis la main sur mon exemplaire des mémoires de Losfeld.

Les extraits viendront dans la soirée.

En attendant, voici un bouquin paru il y a quelques années que vous devriez avoir sur votre bureau. C'est une bibliographie des romans noirs sexy :

Claude Soulard : "Sexy, ce roman noir !"
( éditions Déesse, Nanterre, 1976, 72 pages )



Bon courage pour le dénicher...
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Jean François Le Deist
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Ven 7 Mar - 21:46

L'attribution du pseudo George Maxwell à Eric Losfeld vient de Michel Lebrun ( encore lui, il était déja plus ou moins responsable de l'attribution du pseudo Claude Ascain à Mme Gregh ! ) dans son "Almanach du Crime 1981" :



Voici la note en question :

Citation :
Le mystère Losfeld :

Dans son succulent livre de mémoires "Endetté comme une mule", Eric Losfeld raconte que, lors d'une période de vaches particulièrement maigres, il dût pour subsister, écrire une série de romans policiers sous pseudonyme.

Mais le malicieux éditeur se garde bien de nous dire sous quel pseudonyme ! Certains recoupements nous inclinent à penser, compte tenu des relations de Losfeld à l'époque, qu'il a pu collaborer, s'il ne l'a entièrement rédigée, à la fameuse série La môme Double-Shot, signée George Maxwell.

Nos n'émettons bien sûr qu'une hypothèse. Lequel de nos érudits lecteurs sera-t'il en mesure de la confirmer ou de l'infirmer !

Je viens de relire le passage des mémoires de Losfeld concernant George Maxwell. Losfeld parle "d'un garçon très secret, taciturne avec un terrible accent provençal qui était l'auteur d'une série intitulée La môme Double-Shot"
Ce serait donc Esposito ... et Losfeld n'aurait rien à voir.

Mais il avoue de nombreuses autres choses... et je n'ai pas le temps de recopier plusieurs pages ce soir. Ce sera pour demain dans un nouveau topic sur Losfeld.
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robo32ex
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Jeu 11 Déc - 17:14

je viens de dégotter le Guide du Polar (paru en 87) de Lebrun et Schweighaeuser. Page 114, ils associent George Maxwell à Robert Georges Mera... étrange... et hautement improbable, à mon avis.
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pcabriotpi83
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MessageSujet: maxwell (tout ou presque sur...) 1/6   Sam 21 Fév - 10:39

George Maxwell :

Je ne sais rien (ou presque),
Mais je dirai tout…
(…ou presque !)


I – Retour aux sources !

C’est probablement sa disparition prématurée, dans les années 60, qui a fait que l’on a très peu d’informations sur celui qui fut l’un des maîtres du roman “Noir Sexy” des années 50, sous le nom de George Maxwell. Ajoutons à cela que nous lui connaissons pas de descendance (bien qu’il ait été marié) – ce qui probablement le mènera à céder les droits de ses livres à un ami, Eric Losfeld… - , et l’on comprendra alors facilement qu’il faille ratisser large pour récolter quelque information consistante sur sa vie et sur son « œuvre »…

Côté sources écrites, on recense trois courts textes, largement connus, et contenant quelques éléments d’informations sur le personnage. Il s’agit, par ordre chronologique :

 Du rabat de la jaquette du roman signé George Maxwell : “Laboratoire de mort lente” éditions C.P.E Paris 1952 (réf. [1]), source qui indique entre autre que George Maxwell aurait écrit aussi sous le nom d’Erynx Applegate… signature totalement inconnue, même des spécialistes des pseudos.
 D’un court passage des mémoires d’Eric Losfeld, pages 38-39 de “Endetté comme une mule ou la passion d’éditer” éditions Belfond Paris 1979 (réf. [2]). Soit dit en passant, ce texte contient quelques erreurs flagrantes qu’il convient de corriger : Losfeld intitule la série La môme double shot “double shoot”, attribue une trentaine de titres à la collection qui n’en comporte que 22…et présente G. Maxwell sous le nom de J.H. Maxwell !…
 De l’introduction à la réédition de “La Môme Double Shot – Fallait pas me doubler !” n°8 de la collection “Les anges du bizarre” éditions Sortilèges/Les belles lettres Paris 1998. (réf. [3]) – l’introduction étant signée Jean Rollin, directeur de cette collection, et qui a bien connu Eric Losfeld.


Les sources écrites disponibles…

Ces textes sont donnés en annexe. J’indiquerai par la suite leur numéro chaque fois qu’il sera fait référence à ces sources d’informations.

J’aimerais rajouter une quatrième source écrite, celle du “Dictionnaire des livres et journaux interdits” de Bernard Joubert (Éditions du Cercle de la Librairie – Paris – juillet 2007). Certes, cet ouvrage ne donne pas d’information biographique sur le personnage, mais il rapporte notamment la condamnation de George Maxwell par le tribunal correctionnel lorsque ce dernier édita ses propres écrits, en 1960/1961 (réf. [4]).


Côté mémoire orale, ceux qui ont côtoyé George Maxwell ont pratiquement tous disparu :
François Richard (1913-199X), qui a tenu le poste de Directeur des Collections au Fleuve Noir de 1949 à 1978, et qui a été le Manager, sinon l’agent littéraire, de Maxwell ;
Roger Dermée (1915-1994), l’éditeur “fétiche” de Maxwell, et créateur du genre “roman noir féminin”, qui mènera Maxwell avec “La Môme Double Shot” dans l’antichambre du firmament du roman noir sexy, mais aussi devant la Chambre Correctionnelle de la Seine ;
Eric Losfeld (1922-1979), qui rencontra sans nul doute Maxwell au tout début des années 50, au moment où lui-même écrivait pour ses “deux éditeurs attitrés Jean PIC et les éditions du Globe”[2] p.37 ; Sa femme, Pierrette, qui a disparu plus récemment ;
Edmond Nouveau (1918-2009), fondateur des éditions de l’Arabesque en 1954, qui a édité un ouvrage de Maxwell, sous un autre pseudonyme, dans la collection “Les Nymphes” en 1957, et qui n’a conservé qu’un souvenir anecdotique du personnage.

 Heureusement pour nous, Frank Evrard, amateur et spécialiste des éditions populaires des années 50, a rencontré Roger Dermée au milieu des années 80, et a recueilli les confidences de ce dernier, notamment sur les divers écrits de Maxwell, et sur ses pseudonymes (réf. [5])

Concernant la véritable identité de George Maxwell, c’est du côté des archives des Tribunaux de Correctionnelle qu’il faut aller pour la découvrir…

(à suivre…)
TontonPierre


Annexes[/b][/center]
Réf. [1] : [i]In « Laboratoire de mort lente » - de George Maxwell – éd. CPE – Paris - 1952 - rabat jaquette

« George Maxwell qui écrit aussi sous le nom de Erynx Applegate, n’est déjà pas un enfant de chœur, ayant vécu lui-même une partie de son existence d’une façon assez désordonnée ; il est donc bien placé pour faire “vrai”. Si, pour les nécessités du procédé “romancé”, il lui faut respecter certaines règles, il se rattrape avec ses personnages qui sont tous, sans exception, taillés dans le vif, des êtres de chair et de sang, et aussi de sens…, car, dans toutes les aventures, l’amour ne perd jamais ses droits, puisqu’il fait lui-même bien souvent le nœud de l’aventure avec un grand “A”.
Toujours soucieux de respecter les goûts du lecteur, et dans la tradition qui veut qu’à chacun soit affecté le langage qui lui revient et aussi le sort qu’il mérite… »

Réf. [2] : In « Endetté comme une mule ou la passion d’éditer » – d’Eric Losfeld - éd. Belfond – Paris - 1979
« Je me souviens aussi d’un garçon très secret, taciturne, qu’un terrible accent provençal ne parvenait pas à faire paraître plus joyeux. On aurait dit Hamlet joué par Fernandel. Il était l’auteur d’une série intitulée la Môme Double Shoot. Seul, à ma connaissance, Jean Rollin, le réalisateur, en possède la trentaine d’exemplaires. Avant sa mort, l’auteur m’a confié les droits de ses livres. Peut-être qu’un jour, la mode rétro fera qu’un éditeur s’emballera sur les polars de J.H. Maxwell. »

Réf. [3] : In « La Môme Double Shot » Collection « Les Anges du Bizarre », dirigée par Jean Rollin – éd. Sortilèges / Les Belles Lettres – Paris - 1998
« Aujourd’hui, nous sortons enfin la première réédition de la célèbre Môme Double Shot, série culte, jadis interdite et mise au pilon après 22 volumes. Pour contourner cette interdiction, l’auteur donna par la suite Miss One Shot, fille de la Môme Double Shot et du Dragon noir, une dizaine de volumes, et enfin Miss Luger, suite des aventures de la Môme Double Shot mais avec des noms différents (Hope Travers est devenue Vicky, etc…) en deux volumes. Par ailleurs, George Maxwell écrivit une autre série, “Le jaguar” en une douzaine de volumes, et enfin quelques titres isolés : Laboratoire de mort lente, Tous des pourris, Espions à Frisco, Alerte au FBI.
Tous ces livres, aux fascinantes couvertures signées Salva ou Mick, et tout particulièrement la saga Double Shot, sont une incroyable suite de violence et de perversités les plus diverses. Toutes les perversions défilent, jusqu’à la scatologie (Remettez ça, c’est ma tournée) dans des récits à la première personne, faussement traduits de l’américain comme le voulait la mode de l’époque. La dictature des Yankees sévissait déjà… »
« Qui était George Maxwell ? On sait peu de choses. Il tenait une boutique de chemises. Son véritable nom serait Esposito. Ami d’Eric Losfeld, c’était donc “un type bien”. Très gentil, très poli et courtois, aux dires de Pierrette Losfeld, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne ressemblait pas à son œuvre. »


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MessageSujet: G>eorge Maxwell   Sam 21 Fév - 11:38

Beau travail de recap, tonton!
Çà ouvre un peu plus des pistes déjà explorées..
Ah! si Joelle Losfeld pouvait nous en dire un peu plus ... Soyons optimistes santa
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Sam 21 Fév - 12:03

je le souhaiterais... qu'elle nous en dise plus.... mais déjà qu'elle a du mal à savoir sous quels pseudos a écrit son père...

enfin, on peut espérer. Why not!
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MessageSujet: maxwell (tout ou presque sur...) 2/6   Mar 24 Fév - 16:17

II : The first “Shots”


Georges Edmond Marius ESPOSITO naît à Marseille le 13 décembre 1910.[5] Il est le fils de Jacques Léonard ESPOSITO, et de Honorine, née PRIN.[5]

Nous ne savons rien de plus sur sa famille. Probablement a-t-il des racines éloignées de par son père en Italie, compte tenu de son patronyme, très répandu dans ce pays….Sur sa jeunesse, nous ne savons rien non plus. Certainement la passa-t-il en entier ou en bonne partie dans la région de sa naissance, puisqu’il aurait gardé au début des années 50 “un terrible accent provençal”[2].

A-t-il “vécu […] une partie de son existence d’une façon désordonnée”, comme l’indique [1] ? Le caractère “très secret, taciturne”, mentionné dans [2], pourrait aller dans ce sens, alors que le garçon “très gentil, très poli et courtois” dont Pierrette Losfeld conserve le souvenir dans [3] semblerait indiquer le contraire.

Quand commence-t-il à écrire ?…Quand et où rencontre-t-il François Richard, qui va devenir son manager ?

Vers 1945, François Richard est à Sète, dans le midi, son pays natal, et il écrit des chansons et des nouvelles avec un de ses amis, Bessière, le père du jeune Henri Bessière qui débutera sa carrière de romancier par la saga des Conquérants de l’Univers dans la collection Anticipation du Fleuve Noir, avec comme “manager”… François Richard !.
Est-ce à cette époque-là que Richard rencontre Esposito, et qu’il propose, à lui aussi, d’être son “manager” ?
A ma demande faite à Henri Bessière pour savoir si le nom de Maxwell lui rappelait quelque chose, celui-ci me répondit par la négative, mais le nom d’Esposito retint son attention, même s’il ne put m’en dire plus…

Si ce n’est pas dans le midi, c’est peut-être chez Pierre PIC, à Paris, qu’Esposito fait la connaissance de Richard, ce dernier “signant” dans les années 1949-1950 et sous divers pseudos “américaniés” des romans érotiques chez cet éditeur.

C’est cette fois-ci vraisemblablement chez Pierre PIC (éditions C.P.E), ou chez Roger Dermée (éditions Le Condor et Le Globe/Le Trotteur), qu’il rencontre au tout début des années 50 Eric Losfeld, ce dernier disant avoir écrit pour ses “deux éditeurs attitrés […] Jean PIC(*) et les éditions du Globe”, des romans policiers “noirs”, comportant “pas mal de violence, un peu de cafard “existentialiste”, un brin d’érotisme, des traces de sentimentalité dans une brume de mystère n’excluant pas l’humour.”[2]
Il convient de noter que fin des années 40 / début des années 50, les ouvrages édités par Pierre Pic étaient distribués par Roger Dermée, qui était à cette époque son associé.[5]

Toujours est-il que François Richard va manager Georges Esposito [5]. Bizarrement, ce management ne se fera pas au Fleuve Noir. Pourtant, avec de Caro, à la tête du Fleuve et d’origine italienne, et Richard aux commandes des collections du Fleuve, on aurait pu s’y attendre… C’est à travers Roger Dermée et ses successives maisons d’éditions que ce management va s’opérer [5]. Il n’est pas impossible que Dermée ait eu dès ce moment une idée précise de là où il voulait emmener Esposito, c’est-à-dire dans le roman “noir féminin”, type de roman que Dermée venait de mettre sur le marché avec notamment la série “La môme Muriel”

* : encore une coquille de Losfeld... Jean Pic est le fils de Pierre Pic, et reprendra vers 1960 la suite éditoriale de son père sous le nom des éditions Karolus [5]

Les premiers titres

Quel est le premier roman paru écrit par Esposito ?

En admettant qu’Esposito n’ait pas commencé à écrire sous d’autre signature que celle de George Maxwell (voir [1] pour le pseudo d’Erynx Applegate !), trois titres sont publiés pratiquement à la même date, au 2ème trimestre 1952 : “Laboratoire de mort lente”, “Espions à Frisco” (deux romans d’espionnage), et “Fallait pas me doubler” – premier titre de la saga de la Môme Double Shot.

Laboratoire de mort lente, n°7 de la série “Contre-Espionnage / Agent Spécial”, paru aux éditions C.P.E., ne comporte pas de date d’achevé d’imprimé. Le numéro de dépôt légal attribué à l’ouvrage par la BNF, associé à la régularité avec laquelle les titres des éditions CPE sont déposés au Bureau du Dépôt légal, donne la fourchette de mai-juin 1952 pour la parution du titre ;

Espions à Frisco, n°4 de la série “Espions et Agents secrets” des éditions “Le Trotteur”, ne comporte lui aussi pas de date d’achevé d’imprimé ; mais le n°3 de la série donne un achevé d’imprimé du 2ème trimestre 1952 et les n°5, 6, 7 et 8 un achevé d’imprimé du 3ème trimestre 1952, ce qui donne la fourchette de mai-juin pour la parution du n°4. A noter que ce roman sera réédité en 1973, aux éditions Bellevue, sous le titre “Ca barde à Frisco”, et sous la signature du pseudo collectif Ernie Lane (encore une invention de Dermée), dans la collection “Les grands romans franco-américains” – n°6. A noter par ailleurs que le n°5 de la série “Espions et Agents Secrets” – “Liquidez B-21” – fait la promotion du premier numéro de la collection “La môme double shot” qui vient de paraître ;

Fallait pas me doubler, n°1 de la saga de la Môme Double Shot (et premier volet de la première aventure de “Double Mouche” qui est relatée par les n° 1 et 2), paru aux éditions “Le Condor”, comporte un achevé d’imprimé au 2ème trimestre 1952, de même que le n°2 “Va te faire voir !”, alors que le n°3 indique une impression au 3ème trimestre 1952, ce qui positionne “Fallait pas me doubler” vers mai 1952.

Voilà donc pour les premières parutions ; mais il convient de considérer que ce n’est pas forcément le premier titre paru qui a été écrit le premier…


Les premiers titres, signés George Maxwell, tous publiés au 2ème trimestre 1952

(à suivre…)

TontonPierre


Dernière édition par pcabriotpi83 le Jeu 5 Mar - 12:00, édité 1 fois
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MessageSujet: George Maxwell   Mar 24 Fév - 17:10

Je suis ton passionnant feuilleton à la loupe et comme je vois que c'est à suivre, je poserai quelques bricoles à la suite.
Prin, le nom de jeune fille de sa mère, pose déjà des questions....jocolor jocolor
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Mar 24 Fév - 20:57

Si le bouquin auquel tu penses est dans les lots à gagner...t'as toutes les chances de le remporter... Suspect
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MessageSujet: Maxwell (tout ou presque sur...) 3/6   Ven 27 Fév - 11:16

III : La Môme Double Shot – “Shots the Rights”


Est-ce Richard qui propose à Esposito de prendre le pseudonyme de George Maxwell, comme il est d’usage à l’époque de prendre un pseudo “américain” ?… peut-être…Est-ce encore lui qui va lui demander de se présenter comme traducteur / adaptateur (et sous son véritable patronyme), dans la série “La Môme Double Shot” ?, plus sûrement… François Richard n’a-t-il pas usé de ce procédé pour le premier titre qu’il est censé avoir écrit dans la série “Rouge et Noire” du Fleuve Noir “Elles ne sont pas toutes comme ça ”… ? Toujours est-il qu’en hommage à son manager, Esposito va adopter le prénom de “Richard” pour signer les soi-disant “adaptations” de ses propres écrits dans cette série[5]. Ainsi donc apparaît la « Collection La Môme “Double Shot”, dirigée par Patrick Rossart (=Roger Dermée), écrite par George Maxwell et adaptée de l’américain par Richard ESPOSITO »
De fait, du printemps 1952 à fin 1953, soit jusqu’au moment où les éditions “Le Condor” vont déposer leur bilan, Maxwell/Esposito va écrire, à la fréquence moyenne d’un titre par mois, 22 titres nous contant les aventures de Hopy Travers, surnommée “Double Mouche”, à cause de son adresse à loger deux balles côte à côte dans son “adversaire”. Un 23ème titre, “Coupez-les en quatre !”, annoncé par le n°22/spécial “des camélias pour Johnny”, ne sortira pas, pour la raison évoquée précédemment.


“La belle se joue à deux”, n°4 de la série “La Môme Double Shot”, sorti aux Editions “Le Condor” : 1ère édition avec une couverture illustrée par Salva, au 3ème trimestre 1952, et 2ème édition avec une couverture illustrée par Mik à l’automne 1953

Rien n’indique que d’autres personnes qu’Esposito aient concouru à écrire certains des titres de la série. Un titre par mois est tout à fait concevable pour un romancier (par comparaison, Georges Arnaud, à l’époque de l’Arabesque, a écrit jusqu’à 24 titres dans l’année…). Esposito écrit vite, si vite qu’il peut en oublier d’introduire les personnages qu’il fait intervenir dans l’action. C’est ainsi qu’au début du n°2 de la série La Môme Double Shot “Va te faire voir !”, titre qui continue l’histoire lancée au n°1, Esposito fait surgir - on ne sait d’où - Willy Lawrence, médecin de service du casino et amant de l’héroïne…D’où sort-il ? Il faudra attendre la réécriture “modernisée” de la série par Jack Bradlay (Jacques Bourdais alias Joseph Benoist) en 1972, où Hopy Travers est devenue Vicky Vamp et Willy Lawrence Jeff Karling, pour avoir une vision de la rencontre des deux personnages, et de l’opération de séduction qui s’en suivit…
Autre information justifiant la paternité des titres à Esposito : il s’agit des poursuites pour outrage aux bonnes mœurs pour 12 titres de la série saisis par la justice, et engagées envers les époux Dermée et Esposito (audience du 22 décembre 1956) ; 12 titres qu’Esposito reconnut avoir écrit de sa main…[5]

D’aucuns ont dit que la série de La Môme Double Shot a été arrêtée du fait de la censure…. Ce n’est qu’à moitié exact, la première raison étant que les titres cessèrent de paraître… faute d’éditeur. A noter que Dermée avait réédité à l’automne 1953 les quatre premiers numéros de la série, avec des couvertures différentes réalisées par Mik en remplacement de Salva, ce qui montre que la censure n’était pas encore passée par là – tout au moins pour ces numéros-là.

Cette censure va toutefois se manifester pour “La Môme Double Shot” dès les premiers mois de 1954 (voir [4] pages 675 et 1045), quand un arrêté du 3 mars 1954 prohibe à lui seul toute la série des 22 volumes, en présentant les ouvrages comme “adaptés de l’américain”, et les faisant tomber de ce fait sous le coup de la loi de 1881 permettant d’interdire la mise en vente et la circulation les publications étrangères…
Dans son introduction à la réédition de 1998 de “Fallait pas me doubler !” dans la collection “Les anges du bizarre”, Jean Rollin rappelle (pages X et XI) la légende qui voudrait que Mme De Gaulle, ne pouvant trouver le sommeil, alla dans la bibliothèque d’un subalterne et tomba sur un “Môme Double Shot” et, qu’horrifiée après la lecture de quelques pages, elle réveilla le Général et lui demanda de faire cesser ce type de publication…, ce qui aurait été suivi d’effet pour cette série, à la fois en termes d’interdiction et de mise au pilon des stocks… Rappelons simplement que la Môme Double Shot, c’est 1952-1953, alors que De Gaulle n’arriva au pouvoir qu’en 1958…

Pendant cette période, outre la saga de “Double Mouche”, deux ouvrages signés Maxwell sont publiés : Un dans la série “Espions et Agents secrets” : “Alerte au FBI”, qui sort en octobre 1952 aux éditions “Le Trotteur” ; et un dans la série “Collection Noire Franco-américaine” : “Tous des pourris”, qui paraît en mars 1953, également aux éditions “Le Trotteur”.


“Alerte au F.B.I.”, n°9 de la collection “Espions et Agents Secrets”, et “Tous des pourris”, n°15 de la “Collection Noire Franco-américaine”, deux collections des éditions “Le Trotteur”, fondées par Roger Dermée

Dermée va miser ensuite sur une nouvelle série du roman noir féminin : “Miss Bomb Baby”, qu’il confie là encore à Esposito, ce dernier signant cette fois-ci non pas Maxwell, mais Ann C. Austen [5].
Un premier numéro “Par ici la rentrée”, achevé d’imprimé en mai 1954, n’est pas mis en vente, “Le Condor” ayant été mis en faillite. Un second titre, “Y a pas de sursis”, édité par les éditions “Ciel du Nord” - autre label de Dermée - sera mis en vente en mai 1955, vraisemblablement en même temps que le premier volume qui porte au dos le label “Ciel du Nord” bien qu’étant imprimé pour les éditions “Le Condor”. Un troisième titre “Du cousu main”, annoncé par le n°2, ne paraîtra pas…


“Y a pas de sursis”, avec la Miss “Bomb Baby”, écrit par Esposito sous la signature de Ann C. Austen

Dermée, ayant dû fermer quatre de ses labels d’éditions (Le Trotteur, Les Presses Mondiales, Le Condor, Le Fétiche), et voyant d’autre part que tout lui est refusé en termes d’éditions dans ses propres “maisons”, décide de s’associer à d’autres éditeurs, en particulier André Martel - dont il a assuré la diffusion des titres à la fin des années 40 -, pour continuer l’aventure, notamment avec Maxwell/Esposito : ce sera La SOGEDIDE (SOciété GEnérale d’ÉDItions DE….comme DErmée ???)

(à suivre…)
TontonPierre


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MessageSujet: Maxwell (tout ou presque sur...) 4/6   Lun 2 Mar - 10:33

IV : More Shots with “Le Jaguar” and Miss “One Shot”

En juillet 1954, moins de six mois après la fermeture de ses différentes maisons d’éditions, Dermée réapparaît, mais sans être cité, associé à André Martel [5], avec la SOGEDIDE (notée aussi S.G.D.E.), et pour la série “Le Jaguar”, signée George Maxwell.

La série est ainsi présentée : « La prodigieuse carrière d’espionne de l’infernale et diabolique créature qui porte le sinistre surnom du “JAGUAR”, relatée dans une nouvelle série d’aventures fantastiques par GEORGE MAXWELL, l’auteur de la “Môme Double-Shot” ! Hallucinant !!! »

Si Maxwell continue à ajouter par parenthèses un titre américain au titre français, il n’a pas répété l’erreur de présenter les ouvrages comme traduits de l’américain….. qui a valu l’interdiction de toute la série de la “Môme Double Shot”…
Dès le premier numéro, achevé d’imprimé en juillet 1954, les numéros 2, 3, 4, 5 et 6 sont annoncés avec leur titre… ! Maxwell/Esposito a-t-il continué à écrire sans relâche depuis le dernier numéro de la Môme Double Shot publié en décembre 1953… ?

A raison d’un volume par mois, douze titres vont paraître de juillet 1954 à juillet 1955, puis ce sera la série de la “Miss One Shot” qui prend le relais d’août 1955 à juillet 1956 pour 10 titres, toujours sous la signature de George Maxwell, et toujours avec l’ajout d’un titre anglophone.

La série “Miss One Shot” est ainsi présentée : « Signalement : Pearl Travers, 17 ans, fille de Hope Travers et du Dragon Noir. Taille : 1m67. Poids : 57 kgs. Poitrine : 97cms. Yeux noirs jais, bridés. Cheveux : blond miel. Voiture : Mercédès Benz 300 SL. 265 km/h. Automatique : 9 mm. Court, Beretta. Sait s’en servir… Caractère : Impossible ! »


Le jaguar ne pardonne pas” n°5 de la série “Le Jaguar”, paru en décembre 1954 , et “En cas de mort violente”, dixième et dernier numéro de la série “La Miss One Shot”, paru en juillet 1956.

Pour des raisons peut-être liées à la mévente des différents titres des collections, Martel met fin au label de la SOGEDIDE, quitte d’ailleurs à repartir sur un autre label quelque temps plus tard, toujours associé à Dermée, avec “Le Caribou”.

Privé du support éditorial de la SOGEDIDE, Esposito, très probablement avec l’appui de son Manager / Agent littéraire François Richard, va se tourner vers un éditeur qui a le vent en poupe en cette deuxième partie des années 50 : Edmond Nouveau, qui a créé en 1954 les éditions de l’Arabesque, et qui vient de sortir fin 1956 un nouveau label “Les Nymphes”, une série érotique qui semble marcher très fort… François Richard connaît bien Edmond Nouveau ; les deux hommes se tutoient. Nouveau donne son accord pour un titre érotique, et Esposito signera du nom de Roger Villaret “Par les chemins d’amour”, qui sera publié en mai 1957… et dont la Commission de Surveillance demandera l’interdiction de vente aux mineurs, d’exposition et d’affichage lors de sa réunion du 9 janvier 1958 [4]. Ce sera l’unique collaboration d’Esposito avec Nouveau.


“Par les chemins d’amour”, unique collaboration d’Esposito avec Edmond Nouveau, sous la signature de Roger Villaret. Comme 85% des titres de la collection “Les Nymphes”, ce titre sera interdit, suite à la demande de la Commission de Surveillance…

Nota : On retrouve en 1959 un certain François Villaret, qui écrit des articles dans une revue mensuelle se voulant axée sur “l’histoire et ses secrets – la petite histoire et ses dessous” et intitulée “Aux Carrefours de l’Histoire”. Cette revue est encore une initiative de Dermée, qui en est le Directeur et le Rédacteur en chef. Il écrit lui-même dans cette revue, de même que André Dinar, Paul Daubannay, Guy de Wargny,… - autant de romanciers du même courant que Maxwell/Esposito - ; et on est en droit de se demander si derrière le pseudo de François Villaret ne se cache pas une fois de plus Georges Esposito… ? Il semble que non, le dénommé Villaret en question écrivant à la même époque dans une autre revue autrement plus sérieuse, telle “Acta Geographica”.

Esposito cherche alors un autre éditeur pour une (nouvelle ?) série racontant les aventures de Vicky Trevor, qui n’est autre que Hopy Travers (la Môme Double Shot) sous un autre nom. Ce sera la série “Miss Luger”, aux éditions Le Pont-Neuf, maison dirigée par Auguste Pinaud et spécialisée dans les romans “sexy”. Maxwell/Esposito ne nous contera que deux de ses aventures, en 1958 … deux aventures qui étaient peut-être dans les cartons de Maxwell au moment où il écrivait la saga de Double Mouche en 1953…


“Colt en main”, deuxième et dernier titre des aventures de Miss Luger, qui n’est autre que La Miss Double Shot rebaptisée. Notez la similitude des quatrièmes de couverture des deux séries : une moitié verticale dédiée à la présentation de l’héroïne, l’autre moitié réservée au résumé de l’intrigue…

En 1959, Dermée revient aux commandes d’une maison d’éditions, avec la S.E.P.F.E. (Société d’Éditions et de Publications Françaises et Étrangères), pour relancer des titres des années 49-54, et notamment d’André Héléna. Sous le logo de “La Grenade”, mais en dehors de la collection éponyme, qui est la collection phare de la S.E.P.F.E, Esposito va démarrer, et sous des signatures différenciées, la série “La Grenade Espionnage” [5], série qui ne comportera que deux numéros : “Ultra Secret” – signé James Mason en couverture et George Mason en page de titre… (notez le George sans “S”) – achevé d’imprimé le 20 juillet 1960, et “Avions Suspects” – signé Édouard Prin (du nom de jeune fille de la mère d’Esposito !) en couverture et Georges Mason en page de titre… (notez le Georges avec un “S’) – dépôt légal 4ème trimestre 1960. Deux ouvrages de Georges Esposito donc.

Bien qu’un troisième titre soit annoncé (“Sabotage en Afrique du Sud” par Guy Roques), une fois de plus l’aventure s’arrête… cette fois-ci pour cause du départ de l’éditeur Roger Dermée au Katenga…


Les deux titres de la collection “La Grenade Espionnage”, écrits sous pseudonyme par Georges Esposito, et publiés par la S.E.P.F.E. en 1960, avant le départ en Afrique de Roger Dermée…

Esposito perd alors définitivement son éditeur fétiche. Aussi se tourne-t-il vers son manager François Richard, qui est à cette époque Directeur des collections au Fleuve Noir, et lui demande de le faire rentrer au Fleuve, comme auteur [5]…. Ce sera un refus [5].

Il semble ne rester à Esposito qu’une seule issue pour continuer à vivre de son écriture….. Editer ses propres écrits…

(à suivre…)
TontonPierre


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MessageSujet: Maxwell (tout ou presque sur...) 5/6   Jeu 5 Mar - 10:31

V : The Last Shots


Après le refus de son manager François Richard de lui faire intégrer l’équipe des auteurs chez Fleuve Noir, Esposito va se lancer dans l’édition de ses propres écrits [5].

Non pas en créant une maison d’éditions, mais en alimentant une collection, la collection “Axel” (notez l’harmonie de consonance entre Axel et Maxwell !), domiciliée pour la circonstance au 18 rue de la Chaussée d’Antin, dans le 9ème arrondissement de Paris, à deux pas des Galeries Lafayette.

D’aucuns pourraient voir là l’adresse du domicile de Georges Esposito à cette époque. Il n’était pas rare en effet qu’auteurs ou éditeurs utilisassent leur adresse personnelle pour domicilier leur société. Il n’en est rien : au n°18 de la rue de la Chaussée d’Antin, se trouvaient Alpha-Service (une société de domiciliations commerciales), une maison d’éditions Erka, et une enseigne “Bridge – (La Chemise)” (tiens tiens…[3]). Je laisse au lecteur le soin d’interpréter à sa convenance ces informations… A noter qu’il y avait déjà eu en 1955 une “Edition/Collection Laura – Revue mensuelle de petit format de Nouvelles et de nus féminins” domiciliée à cette même adresse…[4] (bien qu’on ne trouve aucun nom de société d’éditions à cette adresse entre 1954 et 1956). Aujourd’hui, le 18 a été absorbé avec les n°16 et 14 en un nouvel immeuble arborant l’enseigne de la “Banco Espaňol en Paris”.

Esposito va donc se lancer dans la production de romans érotiques (qualifiés de pornographiques à l’époque), à partir du 4ème trimestre 1960, et sous des pseudonymes à chaque fois différents (peut-être pour échapper plus facilement aux contrôles de la Commission de Surveillance), et dont certains frisent le calembour à deux ronds : B. Chamel, C. Bastien,…Il n’est pas impossible qu’outre la collection “Axel”, Esposito ait écrit un titre dans une autre collection ayant la même domiciliation 18 rue de la Chaussée d’Antin. Il s’agit de “Mari-Lou”, (4ème trimestre 1960) dans la collection “Belvédère”, signé par un certain A. Ducoeur, titre pour lequel une demande d’interdiction et de poursuites pour outrage aux bonnes mœurs sera demandée le 2 mars 1961 [4]…(notez la série dans les pseudos : A. Ducoeur, B. Chamel, C. Bastien,… ; et le nom de la collection : “Belvédère”, qui est le nom du Casino où la Miss Double Shot accomplit ses premiers exploits…). Une analyse du style littéraire de ce titre pourrait confirmer ou non cette hypothèse.


“Nuits païennes” et “Les nymphettes”, deux titres érotiques de la collection Axel “éditée“ par Esposito fin 1960 et début 1961

Sept titres pourront être publiés dans la collection “Axel” ; ils seront tous “interdits” [4]. Ce sont, dans l’ordre de leur dépôt légal d’impression et de celui attribué par la BNF :

Nuits païennes – signé K. Eric – 1960 T4 – Triple interdiction le 24 janvier 1961 (interdiction de vente aux mineurs, d’exposition / affichage, et de publicité) ;
La polissonne – signé C. Bastien – 1960 T4 – Triple interdiction le 24 janvier 1961 ;
Les nymphettes – signé M. Oskar – 1961 T1 – Triple interdiction le 11 avril 1961 ;
Frau Mina – signé W. Franz – 1961 T1 – Triple interdiction le 11 avril 1961 ;
Pension libertine – signé Octave Mirangron – 1961 T1 - Triple interdiction le 11 avril 1961 ;
Aglaé se désalle – signé Jacques Chevru – 1961 T1 - Triple interdiction le 5 avril 1961 ;
La frénésie de Léonie – signé B. Chamel – 1961 T1 - Triple interdiction le 30 mai 1961.

De plus, les demandes de poursuites pour “outrage aux bonnes mœurs” réclamées par la Commission de Surveillance seront suivies d’effet, et Esposito sera condamné à 10.000 francs d’amende par la (fameuse) 17ème Chambre du Tribunal correctionnel de la Seine le 16 février 1962 (appel le 30 mai 1962) pour “Les nymphettes” et “La frénésie de Léonie” [4]

Esposito, considéré comme “récidiviste”, car ayant eu en tant qu’éditeur trois titres interdits dans l’année, devait dès lors se soumettre à la règle du dépôt préalable, et attendre trois mois avant la mise en vente de sa production, pour laisser le temps de décider ou non d’une interdiction avant diffusion (ordonnance n°58-1298 du 23 décembre 1958). Il décida de tout arrêter….

Privé dorénavant de son libre droit de publier ; privé de son éditeur fétiche Roger Dermée ; se sentant abandonné par son manager François Richard ; ayant été condamné à une lourde amende (10.000 F de 1962 = un million d’anciens francs !), Georges Esposito décide d’en finir…, avec l’écriture, avec tout, avec la vie…

Il confie les droits de ses livres à celui qui est resté son ami, Eric Losfeld [2], prend un revolver,…. et se tire une balle dans la tête[5]……

...The Last SHOT !

TontonPierre

Remerciements à Frank EVRARD, sans qui ce texte n’aurait pu voir le jour.

Remerciements anticipés à toutes celles et tous ceux qui voudront bien apporter des corrections ou des compléments à ce document.
Les personnes désireuses de me contacter personnellement pourront le faire à travers la messagerie privée du Forum.

(suite et fin : Bibliographie récapitulative)


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arzam
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Jeu 5 Mar - 11:08

superbe travail cheers

pcabriotpi83
Citation :
La polissonne – signé C. Bastien – 1960 T4 – Triple interdiction le 24 janvier 1961


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MessageSujet: Maxwell (tout ou presque sur...) 6/6   Dim 8 Mar - 10:38

MAXWELL / ESPOSITO


Bibliographie récapitulative
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Editions Originales


Compagnie Parisienne d’éditions – Collection Contre-espionnage / Agent Spécial
n°7 – 52/T2 Laboratoire de mort lente – signé George Maxwell – jaq. ill. non signée

Éditions Le Trotteur – Série Espions et Agents Secrets
n°4 – 52/T2 Espions à Frisco – signé George Maxwell – couv. ill. par Salva
n°9 – 52/T4 Alerte au F.B.I. – signé George Maxwell – couv ill. par Salva

Editions Le Trotteur – Collection Noire Franco-américaine 2ème série
n°15 – 53/03 Tous des pourris – George Maxwell – couv. ill. par Salva

Editions Le Condor – Collection La Môme Double Shot
Tous les titres sont signés “George Maxwell – adapté de l’américain par Richard Esposito”
n°1 – 52/T2 Fallait pas me doubler ! (Shots the Rights) – couv. ill. par Salva
n°1 – 53/S2 Fallait pas me doubler ! (Shots the Rights) – 2ème e.o. – couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°2 – 52/T2 Va te faire voir ! (Your blarneys elsewhere !) – couv. ill. par Salva
n°2 – 53/S2 Va te faire voir ! (Your blarneys elsewhere !) – 2ème e.o. - couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°3 – 52/T3 Y manque une “brique”… (Short reckoning, longs friends) – couv. ill. par Salva
n°3 – 53/S2 Y manque une “brique”… (Short reckoning, longs friends) – 2ème e.o. - couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°4 – 52/T3 La “belle” se joue à deux !.. (Last game for me !..) – couv. ill. par Salva
n°4 – 53/S2 La “belle” se joue à deux !.. (Last game for me !..) – 2ème e.o. - couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°5 – 52/09 Sans bavures (Without smudges) – couv. ill. par Salva
n°6 – 52/09? Au premier de ces messieurs (Men to be killedd) – couv. ill. par Salva
n°7 – 52/T4 C’est du gâteau !… (The second gun Woman) – couv. ill. par Salva
n°8 – 52/T4 Quelques roses pour le tueur !… (Flowers for the killer !…) – couv. ill. par Salva
n°9 – 52/11 Un pyjama de sapin (Death’s Clothing) – couv.ill. par Salva
n°10 – 52/12 Rien ne va plus (Bleeding Christmas) – couv. ill. par Salva
n°11 – 53/01 C’est ma tournée (The Last Round is for me) – couv. ill. par Salva – titré “Remettez ça, c’est ma tournée” en couverture
n°12 – 53/03 Les squelettes ne jouent pas au poker !… (No Poker for Skeleton) – couv. ill. par Salva
n°13 – 53/04 Pas de salade, j’en vends ! (No blarneys Boys… I, only) – couv. ill. par Salva
n°14 – 53/05 Quel sale temps ! (It’s a bad job !) – couv. ill. par Salva
n°15 – 53/06 Calibre 45 et culottes de soie… (Naked women and grappe-shots !) – couv. ill. par Salva
n°16 – 53/07 Du sang dans le champagne (The “Black Dragon”…No dead !…) – couv. ill. par Salva
n°17 – 53/07 J’peux pas l’encadrer !… (The farce is over !) – couv. ill. par Salva
n°18 – 53/09 De quoi je me mêle !… (Hold your longue, killer) – couv. ill. par Salva – titré “Alors, de quoi je me mêle Marlou !” en couverture
n°19 – 53/10 Une gourmette pour Madame… (This woman is a killer !…) – couv. non signée [Jacques Thibésart]
n°20 – 53/11 J’veux mon blé (Children Murderess !…) – couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°21 – 53/11 T’as triché, Marquise !… (Trickery comes back home) – couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°22 (Spécial)– 53/12 – Des camélias pour Johnny !… (Camellias for Johnny) – couv. non signée [Jacques Thibésart]
n°23 Coupez-les en quatre ! - annoncé – non paru
nota : L’ensemble de ces 22 titres fut interdit de mise en vente et de circulation (article 14 de la loi de 1881), par arrêté du 3 mars 1954 (J.O. du 13 mars 1954), et Georges Esposito fut condamné le 22 décembre 1956, en même temps que les époux Dermée, pour “Délit d’outrage aux bonnes mœurs”, à une peine de 60.000 francs d’amende.

Editions Ciel du Nord – Collection Miss Bomb Baby
n°1 – 54/05 Par ici la rentrée – signé Ann C. Austen – couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart] – porte Le Condor comme mention d’éditeur, mais Ciel du Nord au dos de l’ouvrage. A certainement été publié en même temps que le n°2.
n°2 – 55/05 Y a pas de sursis – signé Ann C. Austen – couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]
n°3 Du cousu main ! – annoncé – non paru


Editions du Siamois – Collection Les Aventures du Borgne Gaucher
Selon Georges Degandt, fondateur et co-fondateur de plusieurs maisons d’éditions dans les années 50, Esposito aurait publié en 1954 chez lui aux éditions du Siamois, la série “Les Aventures du Borgne Gaucher”, sept volumes de 224 pages + un non paru, sous le pseudonyme de Peter Kenlay…[5]
La BNF ne recense que le premier titre de la série.
J’insère cette série dans la bibliographie de Maxwell/Esposito, mais avec les réserves d’usage.

Tous les titres sont signés Peter Kenlay – Toutes les couvertures sont illustrées par Alex Pinon
n°1 – 1954 L’énigme du borgne gaucher
n°2 – 1954 Rachel la Noiraude
n°3 – 1954/T2 Le borgne est sans pitié
n°4 – 1954/T2 Le trèfle de feu
n°5 – 1954 Confession posthume
n°? – 1954 Madame conspire
n°7 – 1954 Sans quartier ni répit
n°8 – 1954 Tous les chemins mènent à Rome – annoncé – non paru
Nota : Les photos des couvertures illustrées des sept titres parus sont disponibles sur le présent forum à la rubrique “Romans d’aventures et d’action”

Editions SOGEDIDE (S.G.D.E.)
Collection Le Jaguar

Tous les titres sont signés George Maxwell - Toutes les couvertures sont illustrées par Alex Pinon
n°1 – 54/07 La mort en carnaval (Masked Ball’s Murder)
n°2 – 54/08 Ci-gît madame (Here Lies The Woman)
n°3 – 54/10 Documents confidentiels (Confidential’s Records)
n°4 – 54/10 Luger sérénade (Grappe shots series)
n°5 – 54/12 Le Jaguar ne pardonne pas (Pitiless)
n°6 – 55/01 On sucre les fraises ? (Terror…!)
n°7 – 55/02 La sinistre madame V. (Sinister Woman)
n°8 – 55/03 Kidnapping diplomatique (Pursuit in the night !)
n°9 – 55/04 A moi de jouer ! (That is the right game !)
n°10 – 55/04 Le Jaguar à Tokyo (Deadly hate !)- titré “Le Jaguar à Tokio” en couverture
n°11 – 55/05 Murder cocktail ( Murders)
n°12 – 55/07 Code zéro (The strange expériment)

Collection La Miss One Shot
Tous les titres sont signés George Maxwell - Toutes les couvertures sont illustrées par Alex Pinon
n°1 – 55/08 La griffe du Dragon Noir (Black Dragon’s emblem)
n°2 – 55/11 Une blonde en 3 morceaux (The Blue Lotus)
n°3 – 56/01 Bagarres ! (Pearl Travers against murder !)
n°4 – 56/02 Colt, luger et beretta ! (Shooting in the night)
n°5 – 56/03 Par qui on commence ? (The team of the Killer)
n°6 – 56/04 C’est vous le tueur ? (The mysterious murderer)
n°7 – 56/05? Je vous salue bien (The second round)
n°8 – 56/05 Pearl Travers contre le Jaguar (One Shot against Jaguar !)
n°9 – 56/06 Des houris et des mômes (The yellow sharks)
n°10 – 56/07 En cas de mort violente… (Dead’s Head)

Editions Les Nymphes – Collection Les Nymphes
nn – 57/05 Par les chemins d’amour – signé Roger Villaret – couv. ill. par Aslan
Ce titre sera interdit de vente aux mineurs et d’exposition/affichage par arrêté du 28 janvier 1958 (J.O. du 14 février 1958)

Editions Le Pont Neuf – série Miss Luger -
n°1 – 58/T3 Tirez à vue ! – signé George Maxwell - couv non signée
n°2 – 58/T3 Colt en main ! – signé George Maxwell - couv non signée

Editions S.E.P.F.E. – Collection La Grenade Espionnage
n°1 – 60/07 Ultra Secret – signé James Mason en couverture et George Mason en page de titre – couv. ill. par B. Charaz
n°2 – 60/T4 Avions suspects – titré “avion suspect” et signé Édouard Prin en couverture - signé Georges Mason en page de titre – couv. ill. non signée [B. Charaz ?]
n°3 Sabotage en Afrique du Sud – Guy Roques – annoncé – non paru

Collection “Belvédère”
Un titre probablement écrit et édité par Esposito
nn – 60/T4 Mari-Lou – signé A. Ducoeur – couv. ill. Arrig [Arrigoni] –
La Commission de surveillance demanda la triple interdiction de ce titre, ainsi que des poursuites pour outrage aux bonnes mœurs le 2 mars 1961.

Collection “Axel”
Sept titres, tous écrits et édités par Esposito et tous interdits (interdiction de vente aux mineurs, d’exposition / affichage, et de publicité)
nn – 60/T4 Nuits païennes – signé K. Eric – couv. ill. non signée – demande de triple interdiction le 15 décembre 1960
nn – 60/T4 La polissonne – signé C. Bastien – couv. ill. non signée – demande de triple interdiction et de poursuites pour outrage aux bonnes mœurs le 15 décembre 1960
nn – 61/T1 Les nymphettes – signé M. Oskar – couv. ill. non signée – demande de triple interdiction et de poursuites pour outrage aux bonnes mœurs le 2 mars 1961
nn – 61/T1 Frau Mina – signé W. Franz – couv. non illustrée – demande de triple interdiction et de poursuites pour outrage aux bonnes mœurs le 2 mars 1961
nn – 61/T1 Pension Libertine – signé Octave Mirangron – couv. non illustrée - demande de triple interdiction et de poursuites pour outrage aux bonnes mœurs le 2 mars 1961
nn – 61/T1 Aglaé se désale – signé Jacques Chevru – couv. non illustrée – demande de triple interdiction le 2 mars ? 1961
nn – 61/T1 La frénésie de Léonie – signé B. Chamel – couv. non illustrée – demande de triple interdiction le 2 mars ? 1961


Rééditions


Editions Paris / Tour Eiffel – Montréal (PTE) - Canada - Série du Zodiaque – La Môme Double Shot
Les 17 premiers titres des aventures de La Môme Double Shot furent édités au Canada, “en accord avec les Éditions Le Condor”, vers 1955. Un bon moyen pour Roger Dermée de récupérer un peu d’argent sur cette série, interdite en France. Le titre français fut pratiquement toujours changé, et les illustrations de couverture réalisées par des montages de photos monochromes de pin-up, dans le style des années 50… Le rythme de parution semble avoir été bi-mensuel.
Tous les titres sont simplement signés Georges Maxwell (avec un “S” à Georges), et sans mention de l’adaptation de l’américain.

n°1 – 55/?? L’ingénue scandale (= Fallait pas me doubler !)
n°2 – 55/?? Jeux de femmes (= Va te faire voir !)
n°3 – 55/?? Fille d’amour (= Y manque une “brique”…)
n°4 – 55/?? La belle se joue à deux
n°5 – 55/?? Étrange passion (= Sans bavures)
n°6 – 55/?? Une belle garce (= Au premier de ces messieurs)
n°7 – 55/?? Trafic de filles (= C’est du gâteau !…)
n°8 – 55/?? Boutons de roses… et d’autres (= Quelques roses pour le tueur !…)
n°9 – 55/?? Avec ou sans pyjama (= Un pyjama de sapin)
n°10 – 55/?? Un mari qui a ses préférences (= Rien ne va plus)
n°11 – 55/?? Drôles de caresses (= C’est ma tournée)
n°12 – 55/?? Volupté (= Les squelettes ne jouent pas au poker !…)
n°13 – 55/?? Prélude au désir (= Pas de salade, j’en vends !)
n°14 – 55/?? Pâmoison (= Quel sale temps !)
n°15 – 55/?? Calibre 45 et culottes de soie
n°16 – 55/?? L’amour au champagne (= Du sang dans le champagne)
n°17 – 55/?? On cherche des femmes (= J’peux pas l’encadrer !…)

Éditions Bellevue – Paris - Collection Les Grands Romans Franco-Américains
n°6 – 1973 Ça barde à Frisco (= Espions à Frisco) – signé Ernie Lane (pseudo. collectif) couv. ill. noire avec photo

Éditions Sortilèges / Les Belles Lettres – Paris - Collection Les Anges du Bizarre
n°8 – 98/10 Fallait pas me doubler ! – signé George Maxwell – couv. ill. maquette Véronique Djaouti
n°10 – 98/11 Va te faire voir ! – signé George Maxwell – couv. ill. maquette Véronique Djaouti
nota : La réédition de la série de La Môme Double Shot s’arrêta à ce second titre, avant l’abandon faute de succès de la collection.

Tous les titres cités correspondent aux titres mentionnés - sauf indication contraire - en page de titre des ouvrages. Ces titres peuvent parfois différer des titres portés sur la couverture illustrée.

TontonPierre
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herbulot
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MessageSujet: George Maxwell   Dim 8 Mar - 13:16

Notre "tonton pierre",c'est un peu le père Noél santa

Un scoop si ce"borgne gaucher" est bien de Esposito.
En plus cette série est(à mon avis)bien écrite et de qualité...

Encore ,encore,encore!!!! lol! lol!
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pfinge
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Dim 8 Mar - 14:05

Re-Mar-Quable !
On en redemande
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arzam
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Dim 8 Mar - 15:59

pcabriotpi83
Citation :
n°1 – 53/S2 Fallait pas me doubler ! (Shots the Rights) – 2ème e.o. – couv. ill. par Mik [Jacques Thibésart]

simple question : j'avais toujours noté que l'illustrateur signait Nik avec c'est vrai le N à l'envers.

En fait ce N était donc un M, c'est bien ça Question
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pcabriotpi83
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Dim 8 Mar - 16:18

En fait, le point sur le "i" est placé sur la 3ème jambe du "m" de Mik... c'est pour ça qu'on peut "lire" Mik ou Nik...
Ce que je peux dire, c'est que Jacques Thibesart est toujours vivant, mais qu'il refuse toute approche pour parler de cette période où il dessinait des couvertures de polars (il n'est pas le seul, semble-t-il, à avoir cette réaction...).
Nous avons noté, dans le texte mis en ligne, que Jacques Thibesart a remplacé Salva[tti] pour les couvertures des diverses éditions du "5, rue des Moulins", à l'automne 1953...

TontonPierre
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herbulot
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MessageSujet: George Maxwell   Dim 8 Mar - 18:53

Jacques Thibésart né le 17 aout 1917 à Vaux-sur-Seine signa mik,Tib ou de son nom.Débure chez Dermée,mais on le retrouve chez Guerber et chez Pinaud.Il travaille aussi chez Ferenczi(le verrou,police et mystère).

Juste une petite pierre à l'édifice de Tonton albino albino
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arzam
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MessageSujet: Re: Maxwell, George   Dim 8 Mar - 18:58

merci pour cette double réponse Razz
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