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 [Auteur] Claude Ferny

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Maciste
Zigomar
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MessageSujet: [Auteur] Claude Ferny   Ven 19 Déc - 11:43

Claude FERNY est le pseudonyme sous lequel est connu l'écrivain français Pierre Marchand (1906-1978).
Michel Lebrun (ML... mais pas celui du forum!) dresse sa bibliographie dans la notice publiée dans le DiLiPo, mais je viens de tomber sur cette bibliographie (partielle) classée, publiée dans la Collection Noire franco-américaine n° 1 (éditions du Globe, 1950).





Bibliographie sans doute fantaisiste (en 1950, d'après Lebrun, Ferny n'avait publié qu'une demi-douzaine de titres), dans laquelle on trouve cependant les titres déjà parus (n° 18, 21, 28, 29, 38, 40, 42) ainsi que d'autres à paraître (n° 29, 23), tandis que d'autres titres évoquent des parutions ultérieures (le n° 4 "Sept fois tué" pourrait être "Sept coups au coeur", paru en 1955; le n° 13 "Le témoin muet" évoque "Le témoin ne peut pas parler", paru en 1957; etc.). Certaines rubriques sont assez comiques ("M. Durand bat Maigret", "M. Durand contre Arsène Lupin" : sait-on si l'on trouve un personnage appelé M. Durand dans les romans de Ferny?).
Enfin, quelqu'un s'est-il penché sur les romans parus dans la collection Détective-Pocket (éd. Baudelaire/Bel-Air), pour savoir s'il s'agit d'ouvrages originaux, ou plutôt de rééditions pourvues d'un nouveau titre et d'un nouveau pseudonyme (comme cela se faisait couramment dans cette collection)? Par exemple, d'après M. Lebrun, "Passeport pour l'au-delà", signé Peter Marsch (n° 32, 1964), est une réédition de "Le mort à la main coupée" (La Loupe n° 54, 1956) signé Claude Ferny. Qu'en est-il des autres ? Question

P.S. Je viens de vérifier dans Le monstre du bois maudit (La Cagoule n° 64, 1949) : c'est bien un certain inspecteur Durand qui mène l'enquête.
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pfinge
Zigomar
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Ven 19 Déc - 12:44

A défaut de réponse, quelques éléments de bibliographie :

Opération Requiem La Loupe espionnage 73 Jacquier
Sabotage à Canavéral La Loupe espionnage 79 Jacquier
Mademoiselle Sans Quartier La panthère 12 Flamme d'or
La main qui nourrissait la mort La Cagoule La Bruyère 1949
Poupées ! Attention...N'embarquez pas... Collection Noire Franco-Américaine 1 du Globe 1950
Fred, protecteur de filles Collection Noire Franco-Américaine 3 du Globe 1950
Maître Leduc...Tueur ! Meurtre & Volupté World Press 1950
A la sueur de ton ventre !... Collection Noire Franco-Américaine 16 Le trotteur 1953
On decend les pin-up Collection Noire Franco-Américaine 17 Le trotteur 1953
Pépé-la-Poisse, truande Collection Noire Franco-Américaine 18 Le trotteur 1953
Tu éternueras dans la sciure Collection Noire Franco-Américaine 23 Le trotteur 1953
La Grimace du Bouddha vert Les Menottes 1 La dernière chance 1953
Dora, fille de la nuit Les nuits blêmes 2 La dernière chance 1953
1 mort vert 3 morts violets Les nuits blêmes 3 La dernière chance 1953
La baie des morts étranges série police 4 Le Condor 1953
La fille de Mandrin La panthère 11 Flamme d'or 1954
Margot, la Folle épouse du Vert-Galant La panthère 13 Flamme d'or 1955
L'assassin tue en jacquette La Loupe policière Jacquier 1957
Le témoin ne peut pas parler Le Glaive 127 Puits-Pelu 1957
Jessie-la-rousse : Espionne de choc La Loupe espionnage 54 Jacquier 1958
Cette rousse est explosive Le verdict espionnage Renaissance 1960

Sous le nom de Peter Marsch :

Objectif : fusée K Detective-pocket 9 Baudelaire
Furie noire Detective-pocket 26 Baudelaire
Dossier secret 22 H espionnage 17 L'Arabesque
Faites sauter Bévatron espionnage 27 L'Arabesque
La guerre du zirconium espionnage 42 L'Arabesque
Cette rousse est explosive Detective-pocket 25 Baudelaire 1963
Drôle de choc Detective-pocket 27 Baudelaire 1963
Sabotage à Canaveral Detective-pocket 28 Baudelaire 1963
Passeport pour l'au-delà Detective-pocket 32 Bel-Air 1964
Elle va mourir Detective-pocket Bel-Air 1965

et sans doute, sous le nom de Peter Marsh :
La Belle négrière La belle négrière 1 Métal
Le démon blanc La belle négrière 2 Métal 1955
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bibouillou
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Ven 19 Déc - 12:48

Marrant, parce que Frank Evrard dans "Les secrets d'un auteur de romans noirs" assure que "Passeport pour l'au-delà" n'a aucun rapport avec (André) Héléna; il s'agit bel et bien d'un inédit de Ferny"!! Mais sans doute n'est-il pas à une bourde près. En revanche à la liste des ouvrages du même auteur in "Cette rousse est explosive" paru en 1960 aux éditions de la Renaissance, il y a déjà 49 titres de Ferny recensés ! Et la liste se termine par Etc...,etc...
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pfinge
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Ven 19 Déc - 13:14

Sur un site anglophone sur Sherlock Holmes :
Citation :
Claude Ferny
Le Gentleman en Noir (The Gentleman in Black) (Presses Mondiales, c. 1950.)
1. "Sept coups au Coeur" (Seven Blows in the Heart)
2. "La Tête de Marbre" (The Marble Head)
Note: An aged Ganimard (named "Galican" in the novel for copyright reasons) and Sherlock Holmes (called "Aldock Hermès" for the same reasons) investigate Arsène Lupin's possible return
.
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johnwatson
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Ven 19 Déc - 22:32

Sous le pseudo Peter Marsh, Ferny a également écrit "J'étais Jack l'éventreur", paru en 1956 aux éditions Métal et réédité je crois en 1996 sous le nom de Ferny.

Et en effet, cette bibliographie semble bien fantaisiste, "Un mort vert, trois morts violets", classé dans "Durand vs A .L", a pour "héros" le détective Herloc Kolmes Exclamation
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pfinge
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Sam 20 Déc - 0:27

Peut-être pas si fantaisiste que çà ! Car finalement, on retrouve surtout vers la fin , beaucoup de titres publiés (au total 9 sur 42 ).
Ce qui est étonnant est que cette bibliographie date de 1950, alors que plusieurs titres ne seront édités que plus tard !
Maciste pourrait-il vérifier si 1950 est la date du copyright ou de l'édition ?
Je pense qu'un certain nombre de titres de la première partie proviennent de publications dans les journaux, sans édition sous forme de roman.
En ce qui concerne la remarque de johnwatson, il peut s'agir d'une coquille : Arsène Lupin se rapportant aux 3 titres qui suivent et numérotés I, II et III. (le I semble avoir changé de titre pour devenir "7 coups au coeur", le II a été un peu modifié en "La tête de marbre" ; quant au III : mystère sur sa parution.
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Maciste
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Lun 22 Déc - 13:21

pfinge a écrit:
Maciste pourrait-il vérifier si 1950 est la date du copyright ou de l'édition ?
Plutôt date de copyright, mais je doute qu'il y ait eu des rééditions dans cette collection qui a disparu en 1953.
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Jeu 23 Avr - 19:59

Quelques nouveaux éléments sur les débuts de Claude Ferny dans ce texte de présentation glané en 4e de couverture du roman Dossier secret 22 H (L'Arabesque, collection Espionnage n° 17, 1955, avec une couverture signée ASLAN) :

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pfinge
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Jeu 23 Avr - 22:56

En fait de débuts (signalés dans le texte), cela faisait déjà quelques années qu'il écrivait et publiait
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Mar 23 Juin - 15:16

Un titre à ajouter à la bibliographie : Ton corps n'est pas à toi, signé Peter Marsch (L'Arabesque, "Nouvelle collection éclectique", 1955, 256 p.)
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Lun 28 Juin - 16:17

Dans la collection Les aventures du Gentleman en Noir, publiée par les Nouvelles Presses Mondiales et diffusée par "Aux Carrefours du Monde" :
Sept coups au coeur
N° 2 : La tête de marbre, sans date - Un texte de présentation indique "...Elle fut décapitée à minuit..." : or, c'est justement ce titre qui est présenté comme étant le 3e (et dernier?) de la collection, depuis (au moins) le catalogue de Bisceglia. Pour moi, ce 3e titre n'existe donc pas.
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Dim 8 Aoû - 17:25

S'appelait, semble-t-il, Firmin Pierre Marchand, né à Rennes le 17 juin 1906.
Autres pseudos, semble-t-il ? :
Stany Baker
Mi(c)key Spilon
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arzam
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Dim 8 Aoû - 20:38

petit complément
j'avais noté : mort en 1978 à Colombes
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Maciste
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MessageSujet: J'étais Jack L'éventreur   Mar 10 Mai - 12:57

johnwatson a écrit:
Sous le pseudo Peter Marsh, Ferny a également écrit "J'étais Jack l'éventreur", paru en 1956 aux éditions Métal et réédité je crois en 1996 sous le nom de Ferny.

Voici la réédition (indiquée plus haut et voici quelque temps par johnwatson) parue en 1994 aux éditions Florent-Massot, collection Poche Revolver n°3. Elle contient en outre une bibliographie des oeuvres de Ferny (p.169-173) établie par Frank Evrard (graphié ici Everard), dans laquelle on apprend que cet ouvrage a été annoncé dès 1950 sous le titre Je suis un fou sanglant (n°37 de la bibliographie placée en tête de topic).
Dans la même collection serait également paru Maître Leduc... tueur (n°5)
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MessageSujet: [auteur] Claude Ferny   Mer 4 Oct - 22:34

Les mille et un métiers de Claude Ferny : fiction ou réalité ?

Beaucoup de romanciers durent exercer d’autres activités à côté de celle de l’écriture pour faire vivre (voire faire survivre) leur famille ; mais le nombre et les types de métiers qu’aurait exercés celui qui allait être connu sous le nom de plume de Claude Ferny laissent perplexes…


Dans les années 1990, le jeune éditeur Florent Massot {1} entreprend la publication d’une série policière - la Collection Revolver - dans laquelle il positionne un certain nombre de rééditions de romans noirs, «décalés», des années d’après-guerre. Parmi ces rééditions sont programmées celles de deux romans noirs - du type «amélioré» selon la qualification donnée par l’auteur lui-même - de Claude Ferny : il s’agit de “J’étais Jack l’éventreur” (annoncé sous le titre “Je suis un fou sanglant” avant sa première publication en 1956), et “Maître Leduc…Tueur !”. Un seul de ces deux titres, cependant, le premier, sera édité et publié en 1994 aux éditions Florent-Massot.

Spécialiste de la littérature populaire des années d’après-guerre, et notamment d’André Héléna dont Florent Massot prévoit dans la même collection “Revolver” la réédition de trois de ses romans, Frank Evrard est sollicité par l’éditeur pour établir la bibliographie la plus complète possible de Claude Ferny, ainsi que pour rédiger quelques lignes biographiques sur le romancier, décédé en 1978.
Pour les éléments biographiques, Frank Evrard ne dispose alors que d’une source : celle du texte du verso de la jaquette de “1 mort vert et 3 morts violets” {2}. Ce texte, signé Eugène Moineau {3} et qui liste un nombre impressionnant de métiers qu’aurait exercés l’auteur, Frank Evrard l’a déjà utilisé dans les années 1980 pour rédiger pour le fanzine Le Petit Détective un article sur World Press, la maison d’éditions qui publia en 1950 le “Maître Leduc… Tueur !” de Claude Ferny.
Un extrait du texte en question est reproduit ci-après :
Citation :
« Après des études désordonnées, il a exercé, pour vivre, à peu près tous les métiers, sous toutes les latitudes. Il a eu froid, chaud, faim. Il a été journaliste, croque-mort, banquier, boueux, garçon de salle d’hôpital, marchand d’autos d’occasion, prospecteur de diamants et de pétrole, sorcier, agent secret, nègre littéraire, ouvrier d’usine, professeur de français, coureur motocycliste, planteur de café, policier, démarcheur en publicité, etc, etc… (…) Il vit le plus souvent nu et seul dans une forêt de l’Ile-de-France où il se plaît à méditer en écoutant le chant des oiseaux, le bruit du vent et celui des sources. C’est au fond un grand philosophe ».

On sourit à la lecture de toutes ces activités, aussi « désordonnées » que sont qualifiées les études de l’auteur, et plus inattendues les unes que les autres…, d’autant qu’Eugène Moineau ne se souvint pas d’avoir écrit un tel texte, pas plus qu’il ne se souvint de Claude Ferny !{4}  Il est fort probable que c’est l’auteur lui-même qui rédigea cette page « autobiographique », certainement dans le but de se faire mousser auprès de ses lecteurs.
Toutefois, concernant la vie de reclus qu’il aurait menée dans une forêt d’Ile-de-France, il faut savoir qu’à l’époque de la parution de son roman “1 mort vert et 3 morts violets ”, Claude Ferny vivait seul (ce qui n’est donc pas incompatible avec cette forme annoncée de vie de solitaire). Il était en effet divorcé, et avait un enfant, mais dont on peut supposer que si ce dernier était jeune, son père n’en avait pas la garde… {5}.


Ci-dessus, verso de la jaquette de “1 mort vert et 3 morts violets”. Texte « signé » Eugène Moineau.

Souhaitant obtenir des informations fiables et indiscutables, Frank Evrard se met alors à la recherche de la famille de Claude Ferny, et la retrouve. Il écrit à sa veuve en lui demandant des informations sur la vie de son défunt mari. Pour réponse, il reçoit une copie manuscrite de l’ensemble des textes qui sont parus en rapport avec le romancier, dont notamment le texte de la quatrième de couverture en 1953 de “1 mort vert et 3 morts violets”.
Il n’est guère plus avancé… mais il rencontre aussi la fille du romancier. Bien qu’elle n’était pourtant qu’adolescente dans les années 1970 {6}, peu de temps donc avant la mort du romancier, elle est catégorique : «Oui, tout ce que l’on dit sur mon père est vrai !».
En définitive, Frank Evrard soumettra à l’éditeur le texte qu’il avait préalablement récupéré. Texte qui sera repris avec quelques coupes par Florent Massot en introduction à la réédition de “J’étais Jack l’éventreur” {7}.

Parmi tous ces « métiers », lesquels Claude Ferny exerça-t-il vraiment ? Quand ? et pendant combien de temps ?... Un métier est absent de la longue liste qu’aurait recensée Eugène Moineau : celui que l’auteur déclara à l’occasion de son procès en Correctionnelle pour son roman “Maître Leduc… Tueur !” en 1951 : Employé de bureau.

Nettement moins « exciting » que “Prospecteur de diamants” ou que “Agent secret”, c’est sûr !

Notes :
{1} Sur les Éditions Florent Massot, voir l’article Wikipédia  : https://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_Massot
{2} Claude Ferny : 1 mort vert et 3 morts violets - 1953. Éditions de “La dernière chance”, Collection “Les nuits blêmes” n°3.
{3} A noter qu’une réimpression de la jaquette de ce titre a remplacé la signature d’Eugène Moineau par les simples et mystérieuses initiales A.C. Ce texte se retrouve avec quelques différences au dos de la jaquette de “Dora fille de la nuits”, du même auteur - 1952. Éditions de “La dernière chance”, Collection “Les nuits blêmes” n°2.
{4} Selon un entretien d’Eugène Moineau avec Frank Evrard.
{5} Selon les minutes de son procès en Correctionnelle pour son roman “Maître Leduc… Tueur !” – audience du 29 janvier 1951. Claude Ferny se maria à quatre reprises, l’enfant mentionné dans les minutes de son procès étant issu de l’un de ses trois premiers mariages.
{6} Claude Ferny se maria pour la quatrième et dernière fois en 1963. Il semble qu’une fille naquit de cette union, car elle affichait une trentaine d’années dans les années 1990 au moment de sa rencontre avec Frank Evrard.
{7} J’étais Jack l’éventreur, de Claude Ferny – Ed. F. Massot, 1994 – Collection “Poche Revolver” n°3. L’ensemble du texte “Biographie” (page 7 et suivante) est dû à Frank Evrard. Le texte du début du volume est en accès libre sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33277028

TontonPierre


Remerciements à Frank Evrard pour les informations fournies ayant servi à la rédaction de cet article
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MessageSujet: Claude Ferny   Lun 9 Oct - 11:40

Je mets en ligne à partir de ce message l’intégralité d’un « récit » policier que l’on put lire en 1930 dans plusieurs numéros de l’édition rennaise du quotidien “L’Ouest Éclair”.
A cette époque, Claude Ferny va avoir 24 ans et vit encore à Rennes, sa ville natale, où il exerce l’activité de journaliste.
Point de meurtre sanglant dans cette histoire, intitulée “L’Affaire des chèques postaux”. Seulement un cambriolage de mandats postaux déjà payés et leur falsification pour pouvoir les toucher à nouveau sous un autre nom et dans un autre lieu.
Les personnages mis en scène se réduisent à un couple et leur ami – le «mauvais génie» du couple – sans oublier l’inspecteur principal de la brigade mobile qui confondra le coupable.
L’histoire est présentée sous une forme «journalistique» : le récit au quotidien de l’avancement de l’enquête, puis celui de l’instruction et enfin celui du procès aux Assises. Un style de présentation dans la veine de celui qu’utilisera Claude Ferny fin des années 1940 pour deux de ses romans (“La Main qui nourrissait la mort” et “La Mort se promène la nuit”), constitués uniquement de rapports officiels, tels que rapports de police ou procès-verbaux d’audition de témoins.

Je reprendrai la main à la fin de la mise en ligne de l’histoire, pour dire quelques mots sur le Claude Ferny de l’époque…

Nota. : Pour éviter des scans de dimensions diverses issus du journal “L’Ouest Éclair”, j’ai retranscrit le texte pour en donner une présentation uniforme et collectable pour les lecteurs qui seraient intéressés par en garder la trace (40 pages format A5).
Bonne lecture.

TontonPierre

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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Mar 10 Oct - 19:57

L'Affaire des Chèques Postaux - 2ème partie - L'Instruction.



TontonPierre


Dernière édition par pcabriotpi83 le Jeu 12 Oct - 16:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Mer 11 Oct - 19:09

L'Affaire des Chèques Postaux - 3ème partie : Le Procès
(Rappels des faits et Interrogatoires)





TontonPierre
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Jeu 12 Oct - 17:20

L'Affaire des Chèques Postaux - 3ème partie : Le Procès
(Témoignages, Plaidoiries et Verdict)




... Je reprends la main dans un prochain message.

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MessageSujet: [auteur] Claude Ferny   Ven 13 Oct - 22:05

Je reprends la main, comme annoncé précédemment.

Si vous avez pensé un instant que le récit en question avait été écrit par Claude Ferny, sachez que je vous ai « abusé(s) » … En réalité, ce « récit » policier n’est pas né de son imagination, pas plus que de celle d’un quelconque romancier. Non, ce récit relate un fait réel, dénommé “L’Affaire des Chèques Postaux”, qui alimenta entre janvier et mai 1930 les colonnes du quotidien “L’Ouest-Éclair” dans son édition rennaise. Il n’est que l’agrégation des articles du journal, qui furent signés Jehan Tholomé pour le suivi de l’enquête et de l’instruction, et Florian Le Roy pour le procès en Cour d’Assises.

La « distribution » des différents acteurs de cette histoire n’est autre que celle des véritables protagonistes de l’affaire, présentés sous leur véritable identité, à l’exception d’un seul, pour lequel j’ai chamboulé quelque peu les lettres de son nom de famille pour garder le « suspense » jusqu’à maintenant : celui de Firmin Marchand, alias Firmin Charmand dans la mise en ligne du récit. Un Firmin somme toute pas si “charmant” que cela…

Firmin Marchand, le futur romancier aux mille métiers qui sera connu sous le pseudonyme de Claude Ferny, qui préféra se faire appeler civilement Pierre Marchand (Pierre étant son deuxième prénom) {1}, copain de régiment du « cambrioleur » des mandats-chèques postaux, fut donc le « mauvais génie » de la famille Thomas, et réussit à tirer son épingle du jeu de l’inculpation dont il fit l’objet par un non-lieu tombé à point nommé. Un non-lieu qui, par conséquence, nous fait regretter l’absence d’exposition du “pedigree” du futur romancier lors du procès, car nous aurions pu ainsi avoir une vision sur ses “études désordonnées” telles qu’annoncées dans ses notes autobiographiques des années 1950.

Son acte de naissance précise :
«Le dix-huit juin mil neuf cent six, à dix heures et demie du matin, devant nous Adrien Lecoq, adjoint et officier de l’Etat-civil délégué par M. le Maire, a comparu François Joseph Marchand, machiniste aux chemins de fer, âgé de trente-deux ans, demeurant Rue Saint Michel 22. Lequel nous a présenté un enfant de sexe masculin, né en sa demeure susdite hier matin à onze heures et demie, de lui déclarant et de Philomène Marie Preyard, son épouse, âgée de vingt-quatre ans, auquel enfant a été donné les prénoms de Firmin Pierre, en présence de Mathieu Reboul, limonadier…» {2}.

Il convient donc de faire correspondre Firmin Marchand au patronyme du romancier Claude Ferny, et non pas Pierre Marchand comme on le rencontre habituellement, et quand bien même le pseudonyme Peter Marsch qu’il s’attribuera semble provenir de cette donnée patronymique.
Car c’est bien sous le patronyme de Firmin Marchand que sera déféré devant la justice, d’abord en 1930, l’ex-ami des époux Thomas, puis en 1951 l’homme de lettres et employé de bureau qui allait être condamné pour outrage aux bonnes mœurs pour son roman “Maître Leduc… Tueur !”.

S’il fallait voir en Claude Ferny un spécialiste de l’institution policière, de par les romans qu’il écrivit, il semblerait qu’il n’ait pas commencé du bon côté de la Maison !...

Reste maintenant à décortiquer le texte de “L’Affaire des chèques postaux” pour découvrir le Claude Ferny de 1930, au travers des articles des deux journalistes qui se partagèrent le suivi de l’affaire dans le quotidien L’Ouest Éclair.
C'est ce que nous allons voir dans les posts suivants...

Notes :
{1} C’est sous le patronyme de Pierre MARCHAND qu’il s’inscrira à la Société des Gens de Lettres en 1956. A noter que Pfinge avait déjà annoncé son patronyme complet dans un précédent post.
{2} Registre des naissances de la ville de Rennes, année 1906, n° de déclaration 656., pages 118-119.

TontonPierre
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MessageSujet: Re: [Auteur] Claude Ferny   Sam 14 Oct - 18:42

Passionnante découverte de TontonPierre, que l'on félicite une fois de plus! cheers
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MessageSujet: [auteur] Claude Ferny   Lun 16 Oct - 11:07

Le journaliste Jehan Tholomé, qui suivit pour le compte du journal l'Ouest-Éclair l’enquête et l’instruction de l’Affaire des Chèques Postaux, nous apprend que Firmin Marchand, copain de régiment du principal accusé, «entre autres occupations multiples, s’occupait à l’époque de vente d’automobiles» {1}.
Etait-ce à partir des procès-verbaux d’interrogatoires que le journaliste tirait ces informations d’activités du “suspect” Marchand, ou bien d’une enquête qu’il aurait effectué lui-même sur son confrère ? Car Firmin Marchand exerçait l’activité de journaliste au moment de l’affaire, comme le souligneront le second journaliste Florian Le Roy et le Président de la Cour d’Assises lors du procès {2}. Toujours est-il que le futur Claude Ferny aurait donc déjà exercé à cette époque de multiples activités, comme il l’indique d’ailleurs dans ses notes “autobiographiques” des années 1950, et notamment celle de “vendeur de voitures”, qui figure bien dans la liste de ces activités.
Ajoutons par l’occasion que Firmin Marchand, qui avait connu le principal accusé au régiment, fit son service militaire certainement dans la même arme que celui-ci, c’est-à-dire dans les cuirassés {3}.

C’est tout ce que nous permet d'entrevoir le journaliste de L’Ouest-Éclair, hormis le portrait peu vertueux qui est dressé du futur romancier :
Lors de son passage aux aveux, Mme Thomas, reconnaissant la culpabilité de son mari, aurait affirmé : «Mais il n’est pas le seul responsable. C’est M… qui lui a mis dans la tête cette idée de vol possible des mandats. M… qui, après le cambriolage, toucha de mon mari un billet de 1.000 fr et quelques autres menues sommes» {4}. Et son mari, mis devant les aveux de sa femme, et sans avoir pu se concerter avec elle, aurait enfoncé le clou : «C’est bien Firmin Marchand - celui-là est le fameux M… que Mme Thomas avait désigné lundi aux enquêteurs -  qui m’a poussé à commettre le vol. (…) Souvent, Firmin Marchand m’avait répété cette phrase : « Tu te plains… Mais, mon vieux, tu as une femme dans les P.T.T., et ce qui est mieux attachée au service des chèques postaux. Mais c’est la fortune, cela… comprends donc. Un soir, elle te rapporte une liasse de mandats, tu les maquilles… tu les touches… et tu es riche. (…) Firmin Marchand, connaissant le vol, a touché de ma main 1.000 francs. En revanche, il devait, au cas où je serais inquiété, m’aider à me disculper. Il fut entendu avec lui que si l’on me demandait d’où provenait l’argent que j’avais dépensé largement pour renouveler ma garde-robe, je répondrais que, lui ayant vendu mon idée de fonder une société de secours mutuels, j’avais reçu de lui 10.000 francs. Une correspondance fictive fut même rédigée entre lui et moi sur cette affaire… Les lettres furent tapées sur ma machine à écrire, à la maison. Puis, nous pensâmes que nous commettions une imprudence, les enquêteurs ne devant pas manquer au cours de leurs investigations de trouver que ces lettres avaient été tapées sur ma machine. Et Firmin Marchand rédigea alors une lettre dans laquelle il m’entretenait en des termes assez vifs, de la société de secours mutuels dont, pour la galerie, nous avions jeté les bases» {5}.

Cette déclaration du mari fera que Firmin Marchand sera «inculpé de complicité de vol et de recel d’argent volé» {6}.

Lors de la confrontation des trois inculpés, qui s’en suivit, les époux Thomas confirmèrent leurs premières déclarations : «René Thomas et sa femme persistent à dire que Firmin Marchand fut leur mauvais génie, que c’est lui qui les poussa au vol et qu’après le coup réussi il reçut pour prix de son silence la somme de 1.150 fr» {7}.
Des accusations réfutées par Marchand : «Qu’avait besoin Thomas de mes conseils, expliqua-t-il, non sans malice, alors que sa femme travaillait dans les Postes, dans le bureau même qui fut cambriolé» [8].
Quant à la lettre dans laquelle l’accusation voulait voir la complicité de Marchand pour masquer le vol, il l’expliquait ainsi : «J’étais las () des délais que me demandait Thomas pour la constitution de notre Société qui aurait pu être une excellente affaire, mais, en présence de la carence de Thomas, je me décidais à le relancer. Et c’est pourquoi, alors qu’à l’habitude je le tutoyais, je lui adressais, le 6 janvier, une lettre dans laquelle, en termes protocolaires et vifs, je lui demandais de me dire où en était exactement la fondation de notre Société.» {9}
On notera que ce courrier fut opportunément daté du 6 janvier, c’est-à-dire du lendemain de l’annonce dans la presse du vol des Chèques Postaux ! {10}

Début avril, le journaliste annonçait que «Firmin Marchand qui, au lendemain de la découverte du « pot aux roses » par la brigade mobile, avait été, sur la dénonciation des époux Thomas, prévenu de complicité et recel, vient, en effet, de bénéficier d’un non-lieu. M. Hervieu, juge d’instruction, n’a pas estimé que les déclarations des deux prévenus, démenties sur de nombreux points par Firmin Marchand, établissaient la culpabilité de celui-ci et, après avoir signé l’ordonnance de renvoi en ce qui concerne les époux Thomas, il a signé l’ordonnance de non-lieu qui dégage Firmin Marchand de toute responsabilité dans cette affaire.» {11}
… Il faut dire que lors de sa confrontation avec les époux Thomas, Firmin Marchand était accompagné par Me G. Charlier {12}, ancien avocat et ancien secrétaire de la Conférence des avocats, au Barreau de Paris, et, au moment de l’affaire des Chèques Postaux, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Rennes  {13}!. Faudrait-il voir là un accomplissement opportun de la “maxime” de Coluche : «… parce qu’il y a deux sortes de justice : vous avez l’avocat qui connaît bien la loi, et vous avez l’avocat qui connaît bien le juge.»  {14}?

Nous n’en saurons pas plus sur Firmin Marchand de la part de Jehan Tholomé ; mais son confrère Florian Le Roy, qui suivit le procès aux Assises les 16 et 17 mai 1930 dresse un portrait acerbe, caustique et ironique du “complice accusé puis excusé” de l’Affaire des Chèques Postaux.

(à suivre...)

Notes :
{1} L’Affaire des Chèques Postaux, page 6.
{2} Ibid. page 29.
{3} Ibid. page 23
{4} Ibid. page 11
{5} Ibid. pages 14-15
{6} Ibid. page 15
{7} Ibid. page 17
[8] Ibid. Page 17
{9} Ibid. page 17
{10}Ibid. page 1 – le premier article relatif à l’affaire fut publié dans le n° de l’Ouest-Éclair daté du 5 janvier 1930.
{11} Ibid. page 19
{12} Ibid. page 16
{13} Voir l’article de l’Ouest-Éclair du 9 juillet 1929 sur la nomination du bâtonnier Charlier.
{14} Coluche – Sketch post mortem “Le Chômeur”.

TontonPierre
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