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 Wallace, Edgar

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Dr Mabuse
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MessageSujet: Wallace, Edgar   Ven 28 Sep - 0:19

WALLACE EDGAR (1875 - 1932) BRITANNIQUE
Citation :

Auteur anglais né le ler avril 1875 à Greenwich. Il était le fils illégitime de l'actrice Marie Richards et de l'acteur Horatio Edgar Marriott (qui s'appelait en fait Walter WALLACE). Il fut adopté à l'âge de neuf jours par un porteur au marché de poissons de Billing: Georges Freeman. A l'âge de onze ans, après ses études à la communale, il apprend la vérité sur sa naissance en demandant un extrait de naissance pour avoir une place chez un imprimeur. Il exerce divers métiers puis à l'âge de dix-huit ans s'engage dans le Royal West Kent régiment.

En 1896, il est envoyé à Simonstown en Afrique du Sud, où il écrit quelques poè­mes dont un à la gloire de Rudyard Kipling, et des articles pour les journaux sud-africains.

En 1899, il quitte l'armée et au début des hostilités en Afrique du Sud, est en­gagé comme correspondant de guerre par l'agence Reuters. Ses articles paraissent alors dans la presse anglaise, le Daily News et le Daily Mail notamment. Sa dé­brouillardise de jeune reporter lui valut quelques ennuis avec Lord Kitchner qui lui interdit la profession de correspondant de guerre.

De retour en Angleterre, il réintègre le Daily Mail où il assure la chronique criminelle et judiciaire. En 1904 il devient rédacteur en chef de The Evening News. En 1905, il fonde la Tallis Press pour publier ses oeuvres qu'aucun autre éditeur n'avait voulu faire paraître. IMITHY un recueil d'histoires militaires et son premier roman policier THE FOUR JUST MEN (1906) qui malgré une forte pu­blicité n'obtient pas le succès escompté. A la suite d'un reportage effectué au Congo Belge, il est mis à la porte du Daily Mail (en raison d'un procès en dif­famation qui coûta cher au journal). Mais il rencontre l'éditrice de THE TALE TELLER qui enthousiasmée par ses récits africains les publie dans sa revue: ils furent réédités plus tard sous le titre SANDERS OF THE RIVER.
Il collabore à cette époque à d'autres journaux. The Week-End, The Evening Times où il s'occupe des courses de chevaux, dirige Ideas et The Story Journal.

Durant la guerre il est correspondant militaire pour The Birmingham Post, et écrit des ouvrages sur les grands chefs militaires.
Après la guerre, il écrit des sketches et des chansons pour les revues d'Albert de Courville au Palace et à L'Hippodrome ainsi que des articles pour divers jour­naux. En 1921, son agent signe un contrat avec la maison d'édition Hodder et Stoughton, qui eut une influence déterminante sur sa carrière. Et il écrit sa pre­mière grande pièce M'LADY qui est un échec. Mais le succès littéraire et théâtral ne va pas tarder à venir et Edgar Wallace va devenir entre 1920 et 1930 l'écri­vain le plus célèbre d'Angleterre.

En 1923, il devient président de la Britsh Lion Film Corporation, dont les stu­dios tournèrent plusieurs versions muettes de ses pièces: THE RINGER (1928), SQUEAKER (1930), THE OLD MAN (1931).

En 1931, il se présente aux élections de Blackpool comme candidat libéral. Le fait qu'il admit ne jamais aller à l'église et jouer beaucoup aux courses lui attira les suffrages de non-conformistes.

En 1932 il part pour les USA, pour honorer un contrat de trois mois signé avec la RKO. Il y écrit plusieurs scénarios dont celui du célèbre KING-KONG mais il ne rentra jamais en Angleterre. Il mourut à Hollywood d'une pneumonie le 10 février 1932.

Edgar Wallace est l'auteur de 173 ouvrages, 23 pièces de théâtre, et 957 nouvel­les. 165 films ont été tirés de ses livres d'après Pénélope Wallace.
On imagine avec peine aujourd'hui le succès public de cet auteur prolifique, ama­teur de courses au point de s'y être ruiné, qui avait été surnommé "The king of the thriller".
Il a écrit des poésies, des essais, une autobiographie: PEOPLE: A SHORT AUTOBIOGRAPHIE (1926), plusieurs romans non policiers, une histoire de la Grande Guerre en dix volumes, des pièces de théâtre interprétées par des acteurs aussi pres­tigieux que Charles Laughton (ON THE SPOT - 1930) et Gérald du Maurier (THE GREEN PACK - 1932) et dirigé la réalisation de deux films (RED ACES, THE SQUEAKER): ce fut une sorte d'aventurier de la plume.

Dans le champ de la littérature policière, il a produit quatre-vingt-dix romans et plus de cinquante recueils de nouvelles, genre dans lequel il réussissait à la perfection.

Ses romans sont des romans d'action, des thrillers mouvementés dans lesquels la part de détection est infinitésimale, quoiqu'il ait concocté quelques ingénieuses chambres closes, qui doivent beaucoup au roman d'aventures populaires: le mani­chéisme qui divise entre Héros et Vilains, les caractères typés, la nature mélo­dramatique des intrigues qui lient les personnages (cf "L'archer vert" qui est un pur roman gothique modernisé twenties).

Mais il serait injuste de ne pas signaler qu'Edgar Wallace a écrit également de très curieux romans comme LE CAPITAINE DES AMES qui traite de la transmigration des esprits, et que ses romans qui ont été longtemps décriés par la critique s'avèrent souvent d'une lecture fort agréable. En effet Edgar Wallace a le sens du rythme, des péripéties et s'il a recours à certaines structures narratives droites issues du feuilleton, il le fait de façon fort efficace. Nous avouons avoir lu avec un très vif plaisir L'ARCHER VERT ou L'HOMME AUX CENT MASQUES, pour ne citer que deux exemples...

Edgar Wallace a eu recours à plusieurs héros récurrents: les trois ou quatre justiciers (selon les ouvrages), un groupe de vengeurs qui vient suppléer à la justice quand celle-ci est défaillante; l'inspecteur Elk (WHITE FACE, THE JOKER), J. G. Reeder (TERROR KEEP, RED ACES, THE MIND OF MR. J. G. REEDER, etc.), et T. B. Smith (THE SECRET HOUSE, KATE PLUS TEN). Mais il a créé aussi quelques méchants inoubliables: Oberzohn, Fing-Su, La Grenouille.

Edgar Wallace est sans aucun doute un écrivain à redécouvrir.

extrait de "Le Vrai Visage du Masque" de Jacques BAUDOU et Jean-Jacques SCHLERET
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Dr Mabuse
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Jeu 15 Nov - 22:58

1875-1975 centenaire de la naissance d'Edgar Wallace

U N E --- V I E --- B R E V E

Par Pénélope Wallace

Citation :

Quelques statistiques :
Soldat, correspondant à l'étranger, reporter, écrivain et auteur dramatique.
Auteur de 173 livres traduits en 28 langues
23 pièces de théâtre
65 sketches
957 nouvelles
d'innombrables articles
165 films ont été tirés de ses livres - aucun auteur n'en a inspiré autant.
Il a écrit le scénario original du King Kong.
En dehors des oeuvres de fiction, un livre sur quatre vendu en Angleterre est signé Edgar WALLACE.
Edgar Wallace est né à Greenwich le ler Avril 1875. Son père était acteur, sa mère actrice, et ils n'étaient pas mariés.
A neuf jours, le dénommé Richard Horatio Edgar, sur les registres
de l'Etat civil, fut adopté par un porteur du marché au poisson de Billingsgate, George Freeman. Connu sous le nom de Dick Freeman, il ne savait Pas qu'il était un enfant adopté. Vif et intelligent, il tira cependant
peu de profit de l'enseignement, plutôt superficiel à l'époque de la communale, si ce n'est que son amour des mots date des heures consacrées à la poésie et qu'il y apprenait par coeur des scènes entières de Macbeth, d'Hamlet et de Jules César.
En sortant de l'école, il errait dans les rues de Deptford et de
Greenwîch, s'imprégnant de leur atmosphère, observant les gens et
commençant à éprouver de l'affection et de l'admiration pour les "gens pauvres" et fiers.
A dix ans il entrait pour la première fois en contact avec un crimi­nel. Un homme lui avait donné un florin en lui demandant d'acheter des cigarettes et de lui rapporter la monnaie. La chose s'était produite plu­sieurs fois et le garçon, commençant à avoir des soupçons, montra le 6ème florin à un agent de police en lui demandant si la pièce était fausse. Elle l'était. L'homme alla en prison et le juge félicita le jeune Dick Freeman. Un article du "News, of the World' sur le procès fournit à Edgar Wallace sa première coupure de presse ; des milliers d'autres suivirent, et encore aujourd'hui elles continuent à parvenir des quatre coins du monde.
A onze ans, il débutait son histoire d'amour qui allait, se poursuivre toute si vie avec Fleet Street ; il vendait des journaux à Ludgate Circus à l'endroit maintenant commémoré par une plaque - quand un petit vent froid soufflait sur Ludgate Hill, il se réchauffait en récitant des tirades de Jules César, réussissant à entrer en fureur contre Cassius. Niéanmois, le vent eut le dessus et après avoir quitté l'école, il trouva un travail à l'abri des intempéries, chez un imprimeur. Pour la première fois, il lui fallait un extrait de naissance et c'est à cette occasion qu'il découvrit son vrai nom. Pour être arrivé en retard un jour, il fut renvoyé et on lui retira les cinq shillings de sa "prime du bonne conduite".
Le garçon s'adressa une fois de plus à un policier qui lui conseilla d'attaquer en justice. Le jeune Edgar paya les frais de justice : 1 shil­ing, exposa lui-même son cas et se vit octroyer la prime qui lui avait été déduite à tort .

article extrait de "Les Amis du Crime" n° 12 (partie 1/5)
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Jeu 15 Nov - 23:15

Citation :
Après quoi il exerça divers métiers et finalement a dix.nuit ans, Edgar Wallace quitta ses parents adoptifs, emprunta six pences pour le trajet en autocar jusqu'à Woolwich et s'enrôla dans le Royal West Kent Regiment, passant ensuite à l'unité médicale. Les gardes de nuit lui
donnèrent le temps d'écrire des chansons pour un chanteur en vogue à l'époque, Arthur Roberts. Bien qu'il n'ait pas obtenu la permission d'assister à ce spectacle, Wallace y alla quand même; résultat : 3 heures de travaux disciplinaires à la prison militaire. Il acquit également des connaissances médicales qui se révélèrent utiles par la suite et, un jour, il accoucha la femme d'un soldat en s'aidant d'un manuel illustré.
En 1896, alors qu'il avait 21 ans, il fut envoyé à Simonstown en Afrique du Sud. Peu de temps après son arrivée, Rudyard Kipling arrivait en Afrique du Sud et Edgar Wallace, qui l'admirait beaucoup écrivit un poème en son honneur "Gond Morning Mr Kipling" (Bonjour, M. Kipling). Ce texte fut bien accueilli et valut au "soldat-poète" la publication de quelques autres poèmes sous le titre de "The Mission that failed" (La Mission qui échoua) (1898). En même temps, il écrivait des articles pour des journaux sud-africains, qui étaient peu appréciés par ses officiers en raison de leur nature politique.
En 1899 il quitta l'armée en remboursant ce qu'il devait et au
début des hostilités en Afrique du Sudyil fut engagé comme correspondant de guerre par l'agence Renters. En cette qualité,i1 envoyait des càbles du front et des articles que Renters revendait à différents journaux britanniques. Pour éviter les erreurs, E dgar Wallace faisait dactylogra­phier ses textes au Cap avant de les expédier à Londres. La première fois qu'un de ses articles parut dans un journal londonien, il en acheta plus sieurs exemplaires et les envoya à tous ses amis, y compris à la dactylo du Cap. Apparemment cela sema la confusion dans son esprit car à partir de ce moment-là, elle répartit équitablement ses articles entre Renterg, le Daily News et le Daily Mail.
En 1900 il y eut une accalmie et Edgar Wallace retourna en Angleterre
où il fit publier un autre recueil de poèmes *U rit in Barracks"(Ecrits de
caserne). Celui-ci n'eut pas le succès escompté mais un ami lui dit avoir
lu l'un de ses articles dans le Daily Mail. N'étant pas au courant de la
distribution de ladactylo du Cap, Wallace commença par ne pas le croi‑
re, puis le fait s'étant avéré exact, il ne lâcha plus Thomas Marlowe,
alors réducteur en chef du journal jusqu'à ce qu'il obtint de retourner
en Afrique du Sud conne correspondant de guerre du Daily Mail. Il put
alors épouser Ivy Caldecott, la fille d'un missionnaire de Simonstown. Les articles qu'il écrivit Pour le Daily Mail en Afrique du Sud furent Publiés plus tard sous le titre "Dépêches non officielles" et prouvent
qu'il avait bien comprise la situation ; beaucoup de choses qu'il. avait Prédites se sont réalisées. ]II y avait aussi son franc-parler. Il est probable que Lord Kitchener, responsable des Forces britanniques avait déjà des raisons de ne pas aimer ce jeune reporter avant que n'éclate leur premier conflit- Ceci se produisit lorsqu'Edgar envoya un cable au
Daily Mail annonçait que les Boers retournaient sur le champ de bataïlle
achever les soldats britanniques blessés. Le cable fut censuré mais il avait également envoyé un rapport qui. lui, fut publié,A la suite de quoi la questions fut évoquée, à la Chambre des Communes et les incidents démentis,
Néanmoins Kitchener dut finir par admettre la véracité, de l'ar­ticle.


article extrait de "Les Amis du Crime" n° 12 (partie 2/5)
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Dave O'Brien
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Jeu 15 Nov - 23:27

Et l'article du DiLiPo ?
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Jeu 15 Nov - 23:39

Dés que j'ai la deuxième édition lol!
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Jeu 15 Nov - 23:42

Citation :
Lorsque débutèrent les négociations de paix avec les Boers,. la cen-
sure fut totale et Wallace ne fut pas autorisé à envoyer de message à
son journal Ne se laissant pas décourager,il s'assura l'aide d'un ami
un financier qui avait demandé, à son frère résidant à Londres de porter
tous, les cables qu'il recevrait à Carmélite House, à la rédaction du
Daily Mail. Wallace envoya un téIégramme mentionnant que les parties
contractantes, seraient à Prétoria et l 'information arriva au journal,Etant donné que leDaily Mail était le seul à publier ces nouvelles
intéressantes, l'identité du correspondant responsable ne faisait pas de doute et Lord Kitchener manifesta son mécontentement. Ne se laissant tou­jours pas décourager, Edgar Wallace se débrouilla pour recevoir des si­gnaux qu'un soldat du Camp de la Paix lui adressait à certains moments de la journée avec des mouchoirs de couleurs différentes. De cette manière, Edgar qui passait en train devant le Camp, pouvait envoyer ses repor­tages : un mouchoir bleu lui apprit que les pourparlers progressaient, et enfin, un blanc, que le traité avait été signé.
En conséquence Lord Kitchener lui interdit la profession de correspondant de guerre et refusa de revenir sur sa décision même lors de la première guerre mondiale. Edgar retourna à Johannesburg et publia le Rand Daily Mail pour son ami financier. Il se livra à une spéculation désastreuse à la bourse Sud-Africaine et se retrouva finalement à Londres avec 3 shillings et son optimisme habituel. Là, il réintégra le Daily Mail pour couvrir les crimes, les pendaisons, les procès. Il prétendait qu'on pou­vait écrire tout un traité sur la signification des gestes des individus et il fut le premier à remarquer qu'en revenant de leurs délibérations les jurés regardaient l'accusé dans son box seulement si leur verdict était "non coupable". Il fut notamment chargé d'aller interviewer le
brigand Rasuli au Maroc.
En 1904 il devient rédacteur en chef de "The Evening News".
En 1905 il fonda la "Tallin Press" parce que les autres éditeurs
n'avaient pas suffisamment confiance dans ses oeuvres. Il publia "Smithy",
un recueil d'histoires militaires qui avaient déjà paru dans le "Daily
Mail" et "The Four Just Men" (les quatre justiciers), dans lequel il offrait 500 livres aux lecteurs qui avaient deviné comment le meurtre avait
été commis. Décidé à faire de ce livre un best-seller, Edgar Wallace fit
beaucoup de publicité. Résultat : des rabais énormes se soldant par une
lourde perte. Plus tard il vendit ses droits d'auteur à George Newnes
Pour 72 livres et donna l'argent à un collègue endetté jusqu'au cou.
Il couvrit pour le "Daily Mail" le mariage du roi Alfonso d'Espagne
et réussit à être témoin oculaire de l'attentat à la bombe. Il fut une
fois de plus censuré et une fois de plus il réussit à passer outre en
glissant sa dépêche dans une fournée de télégrammes du gouvernement grâce à l'employé des postes qui tourna obligeamment le dos en laissant une pile de papillons rouges de priorité à sa portée. Le "Daily Mail" était ravi et Lord Northcliffe télégraphia qu'il paierait les dettes de Wallace
jusqu'à concurrence de 1.000 livres. Une excellente nouvelle pour un auteur-éditeur fauché devant subvenir aux besoins d'une famille.
Au Congo Belge, il fut chargé d'enquêter sur les atrocités rapportées dans un livre récemment publié et cette mission se révéla très instructri­ce pour ses futurs "Sanders". Les conclusions d'Edgar Wallace ne furent jamais publiées car lorsqu'il revint en Angleterre, il découvrit qu'il avait entraîné son journal dans un procès en diffamation qui avait coûté 5.000 livres au "Daily Mail".
Edgar Wallace fut mis à la porte. Cela lui ressemble bien d'avoir
tiré vanité d'avoir été le premier journaliste jamais congédié par le
"Daily Mail". Ayant rencontré Mme Thorne par hasard, il se mit à lui
raconter quelques anecdotes sur l'Afrique, la conversation ayant trait
à la "Congo Reform Society" (Comité de réforme du Congo) - Enthousiasmée Mme Thorne lui conseilla de les écrire et lui proposa de les faire paraî­tre dans "The Tale Teller" (Le conteur), publication qu'elle dirigeait. Sa connaissance de l'Afrique jointe à son sens de l'humour et à la sim­plicité de son langage lui valurent un immense succès. Beaucoup de gens pensent que ces récits sont les meilleurs qu'il a écrits. Ils furent édités par la suite sous le titre "Sanders of the River" (Sanders du fleu­ve) et d'autres recueils suivirent.

article extrait de "Les Amis du Crime" n° 12 (partie 3/5)
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Jeu 15 Nov - 23:55

Citation :
Il collabora ensuite à divers journaux : "The Week End" pour lequel il était chargé de la rubrique des courses, l"'Evening Times" où il était rédacteur pour les courses et envoyé spécial. Il dirigea également
"Ides", "The Story Journal" et "Town Topics" et fonda deux journaux de courses.
Lorsque la première guerre mondiale éclata en 1914, Edgar Wallace mesura pleinement la rigueur de l'interdiction de Kitchener. Il n'était pas autorisé à se rendre au front. Il devint toutefois correspondant
militaire pour le "Birmingham Post" et écrivit des ouvrages spécialisés sur le maréchal Sir John French et d'autres chefs militaires, mais pas sur Lord Kitchener.
Son patriotisme souffrait de ce que les journaux américains n'évoquaient jamais le soldat britannique alors qu'ils parlaient des soldats français. Wallace décida d'y remédier et fit publier aux Etats—Unis l'histoire d'un mécanicien écossais, Tam, devenu officier dans l'Aviation Royale.
En 1917 il fut nommé agent spécial de la "Lincoln's Inn Branch" * et fut également chargé par le Ministère de la guerre d'interviewer les
prisonniers de guerre britanniques invalides qui revenaient des camps Je prisonniers allemands après la conclusion d'un accord. Sympathique, inspirant confiance, il fit merveille , car beaucoup d'hommes souffraient outre de leurs blessures, d'un choc nerveux causé par les éclatements d'obus et par les horreurs de la guerre de tranchée ainsi que par la vie qu'ils avaient menée dans les camps de prisonniers.
Après la guerre, Edgar Wallace écrivit des sketches et des chansons
pour les revues d'Albert de Courville au Palace et à l'Hippodrome ainsi que des articles pour divers journaux.
Ayant divorcé de sa première femme, il se remaria en 1921. Sa secou­e épouse s'était présentée chez lui pour devenir sa secrétaire en avou­ant n'avoir jamais entendu parler d'Edgar Wallace. Peut—être apprécia—t­1 le fait que, pour elle comme pour lui, la vérité comptait plus que le tact. Il n'eut pas le temps de partir en voyage de noces avec "Jim" c'est ainsi qu'il l'avait baptisée — car les répétitions de sa pièce M'Lady" avaient déjà commencé. La pièce fut un échec. Comme d'habitude,
I1 n'en fut pas autrement affecté et cette fois—ci il avait des raisons c ne pas l'être. Il venait en effet de confier ses intérêts à un agent littéraire et celui—ci, M. Alich Witt, négocia un contrat avec Hodder et Stoughton qui marqua un tournant dans sa carrière sur le plan pécuniaire.Les débouchés étaient assurés, il ne lui restait plus qu'à écrire. Il écrivit des livres, il écrivit des pièces de théâtre qui eurent du succès.
Il fut le premier dont on joua simultanément trois pièces. Il gagna de l'argent qui passa dans l'entretien d'une grande maison à Portland Place, siège actuel de l'ambassade de Chine, dans l'achat d'une maison de campagne, dans des vacances en Suisse avec de nombreux invités et il dépensa ou plutôt perdit de fortes sommes aux courses.
En 1923, il devint président du Club de la Presse, un honneur auquel il attachait un grand prix et il inaugura la tradition du déjeuner du Derby **
En 1920 il se rendit brièvement aux Etats-Unis et il y retourna en 1929 en restant plus longtemps et avec toute sa famille. à son retour écrivit "On the Spot" une pièce que le défunt Charles Laughton interpréta magnifiquement.
* Lincoln's Inn : école de droit
** course de chevaux annuelle à Epson

article extrait de "Les Amis du Crime" n° 12 (partie 4/5)
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MessageSujet: Re: Wallace, Edgar   Ven 16 Nov - 0:12

Citation :
Le rêve de tout londonien est de vivre à la campagne mais pour beaucoup d'entre eux le rêve, s'il se réalise, ne comble pas leurs désirs
La maison d'Edgar, Chalklands,à Bourne End, représentait tous ses espoirs : il y vécut et travailla pendant deux années heureuses. I1 était devenu Présidentde la British Lion Film Corporation dont les studios se trouvaient tout près à Beaconsfield. C'est là que furent tournées pendant la première année les versions muettes de huit de ses pièces. Et par une étrange coïncidence, en 1960 lorsque les studios furent modernisés, le premier film qu'on y produisit fut un "Edgar 'Wallace".

En 1931 il se présenta aux élections de Blackpool comme candidat libéral. Le fait qu'il admit ne jamais aller à l'église et jouer beaucoup aux courses lui attira les suffrages des non-conformistes. Il ne fut pas élu, bien qu'il eût plus de voix que prévu. Avec son esprit de croisé, il aurait fait un membre du Parlement intéressant mais sa famille fut heureuse qu'une nouvelle tâche ne soit pas venue s'ajouter à ses activi­tés déjà trop nombreuses.

La R.K.O. lui avait offert un contrat de trois mois à Hollywood Pour récrire des scénarii et il décida d'accepter. Ce fut une décision difficile à prendre. D'un côté c'était un défi, et un défi bien payé, ainsi que l'occasion d'apprendre une foule de choses qui seraient utiles aux British Lion Studios. D'un autre côté il lui était odieux de passer trois mois loin de sa famille et pour diverses raisons personne ne pou­vait l'accompagner ; lorsque l'"Empress of Britain" s'éloigna du quai, il écrivit "Au revoir Edgar Wallace" sur une banderole qu'il jeta par dessus bord. C'était prophétique.

A Hollywood il travailla à son rythme habituel ; il écrivit des scénarii dont celui du film King Kong et il expédia en Angleterre des articles, des nouvelles et des modifications à la pièce qu'il préparait "The Green Pack". Il avait pris toutes les dispositions pour que Jim vien­ne le rejoindre mi-février ; le 4 il lui écrivit :"J'ai l'impression cu­rieuse que tu ne viendras pas". A ce moment-là, il avait mal à la gorge et trois jours plus tard, il était mort car le mal de gorge s'était transformé en double pneumonie. Son corps fut ramené en Angleterre sur la "Berengaria" et en entrant dans la baie de Southampton, son drapeau était en berne ; les autres bateaux l'imitèrent et saluèrent d'une salve lorsque la "Berengariall" passa. Il fut enterré à Chalklands dans le cime­tière de l'église qu'il pouvait apercevoir de la fenêtre de son bureau.
Pénélope Wallace

A Brief Life . 1965
Traduit par Michèle VALENCIA

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