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[Etude] Etudes universitaires

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Férôcias
Rocambole



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MessageSujet: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:27

Les Presses Universitaires de LIMoges (PULIM) ont publié nombre d'études sur le roman populaire.

Un exemple:

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Belzébuth
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:32

Mets les références stp, c'est toujours mieux pour les membres du Forum s'ils veulent chercher/trouver plus facilement ce genre d'ouvrage. Merci Wink
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Férôcias
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MessageSujet: Re: Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:38

Ferocias a écrit:
Les Presses Universitaires de LIMoges (PULIM) ont publié nombre d'études sur le roman populaire.

Un exemple:



Les références complètes:

Migozzi, Jacques. Boulevards du populaire. Limoges : Presses Universitaires de Limoges, Coll. Médiatextes, 2005. 243 p. ISBN : 2-84287-341-6
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Férôcias
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:42

Une couverture sobre: Wink


Un contenu indispensable! Exclamation

INTRODUCTION A LA PARALITTERATURE par Daniel Couegnas
Editeur(s) : Le Seuil
Collection : POETIQUE
Date de Parution : 03/01/1992
Présentation : Broché - 208 pages - 230 g - 14 cm x 20 cm
ISBN : 2020135558 - EAN : 9782020135559
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Belzébuth
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:45

Ferocias a écrit:
INTRODUCTION A LA PARALITTERATURE par Daniel Couegnas
Editeur(s) : Le Seuil
Collection : POETIQUE
Date de Parution : 03/01/1992
Présentation : Broché - 208 pages - 230 g - 14 cm x 20 cm
ISBN : 2020135558 - EAN : 9782020135559
Je pense qu'il est difficile à trouver celui-là, non ? Sad
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Férôcias
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:52

Belzébuth a écrit:
Je pense qu'il est difficile à trouver celui-là, non ? Sad


Very Happy Alapage le donne comme toujours disponible. Very Happy
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Belzébuth
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 21:54

Ferocias a écrit:
Belzébuth a écrit:
Je pense qu'il est difficile à trouver celui-là, non ? Sad
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Ah bon ? ça m'étonnerait Shocked
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 22:11

Belzébuth a écrit:
Ferocias a écrit:
Belzébuth a écrit:
Je pense qu'il est difficile à trouver celui-là, non ? Sad
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Bah Amazon aussi (livraison sous 8 à 12 jours)
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Belzébuth
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Dim 4 Juin - 22:16

Ferocias a écrit:
Bah Amazon aussi (livraison sous 8 à 12 jours)
Bon p'it-être, fô voir Wink
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Lun 5 Juin - 9:27


COLIN Jean-Paul, Le Roman policier archaïque : un essai de lecture groupée, Berne, Lang, 1984.


COLIN Jean-Paul, La Belle époque du roman policier français : Aux origines d’un genre romanesque, Delachaux et Niestle, 1999.
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Lun 5 Juin - 9:29

Quelques titres sur le roman policier archaïque:

KALIFA Dominique, L'Encre et le sang: récits de crimes et société à la Belle Epoque, Fayard, 1995.
KRACAUER Siegfried, Le Roman policier: un traité philosophique, traduit de l'allemand par Geneviève et Rainer Rochlitz, Payot, 1981.
VAREILLE Jean-Claude, L'Homme masqué, le justicier et le détective, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1989.
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Lun 5 Juin - 9:30

Quelques titres sur la littérature populaire:

ARNAUD Noël, TORTEL Jean et LACASSIN Francis (dir.), Entretiens sur la paralittérature, Plon, 1970.
BOYER Alain-Michel, « Le contrat de lecture », in Trames, Littérature populaire, peuple, nation, région (Actes du colloque international des 18-19-20 mars 1986), Limoges, 1987.
COMPÈRE, Daniel, « L'autre paratexte, comment présente-t-on l'autre littérature », in Encrage n° 18, 1988.
Crime et châtiment dans le roman populaire de langue française, Trames, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 1993.
Dramaxes de la fiction policière, fantastique et d'aventures (coordonnateurs D. MELLIER et L. RUIZ), E.N.S. Editions, collection Signes, 1995.
ECO, Umberto, De Superman au surhomme - trad par Myriem Bouzaher, Grasset, 1993
NATHAN Michel, Splendeurs et misères du roman populaire, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1990.
NEVEU Eric, L’Idéologie dans le roman d'espionnage, Presses de la Fondation nationale de sciences politiques, 1985.
VAREILLE Jean-Claude, Le Roman populaire français (1789-1914). Idéologies et pratiques, PULIM/Nuits Blanches, 1997.
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Lun 5 Juin - 14:26

Plus spécifiquement sur Le Roman d'aventures (comme l'indique le titre Wink ):

TADIE Jean-Yves, Le roman d’aventures, Paris, P.U.F., collection Ecriture, 1982, 262 pages
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Mer 7 Juin - 11:14

Arrow NOTES DE LECTURE
Les hauts et les bas de l'imaginaire western dans la culture médiatique,
s. la dir. de Paul Bleton et Richard Saint-Germain Montréal, Triptyque, 1997, 240 p.

Amours, aventures et mystères ou les romans qu'on ne peut pas lâcher,
s. la dir. de Paul Bleton Québec, Nota bene, 1998, 224 p., 23$

Ça se lit comme un roman policier: comprendre la lecture sérielle
Paul Bleton. Québec, Nota bene, 287 p., 23$

Reviewed in University of Toronto Quarterly FRANÇOIS PARÉ

Paul Bleton a hérité de la littérature populaire, dont il fait depuis plusieurs années l'étude détaillée et surtout l'apologie, le goût des titres accrocheurs et le besoin de tout sérialiser. Les trois ouvrages recensés ici ne sont pas d'égale valeur sur le plan de la qualité des interprétations proposées, mais ils sont tous marqués par un besoin évident de classer, de nommer, d'énumérer, de définir un matériau jusque-là peu étudié. Or cette approche du collectionneur, Paul Bleton la projette en fait sur le lecteur populaire qui trouve, selon lui, tout son plaisir dans la constitution d'un horizon d'attente prévisible. Nous serions ici dans l'univers de l'infinie variation sur le Même. C'est d'ailleurs cet horizon d'attente qui intéresse avant tout le critique dans l'étude de la paralittérature, car il souhaite se démarquer des jugements idéologiques et de l'autre sorte de classement, exclusif celui-là, qui fonde l'histoire littéraire. Le roman populaire, dont Bleton et ses collègues ont recensé (et, semble-t-il, lu!) des milliers de titres publiés depuis les années en France (les collections "Fleuve Noir", "Le Livre Populaire", "Masque western", etc.), fait donc partie d'un univers de la répétition (et de la mécanisation) qui serait un fondement de la culture médiatique.

Avant de traiter brièvement de chacun des ouvrages à l'étude ici, je voudrais mettre en perspective cette question fondamentale de la répétition et de la sérialisation. Il n'y a pas de doute, comme le montre éloquemment Dominique Demers pour la littérature québécoise pour la jeunesse, que la série constitue une structure importante de l'appréhension du livre chez ce groupe de lecteurs. Il n'est pas impossible donc que ce besoin continue de se manifester dans le comportement du collectionneur adulte, pour qui la ressemblance entre chacun des livres serait une cause de plaisir et de satisfaction. Sur le plan strictement psychologique, je suis prêt à admettre avec Paul Bleton et ses collègues que la sérialisation est, en effet, le cœur de la paralittérature et qu'il n'y a pas de littérature populaire sans elle.

Là où des doutes surgissent, cependant, c'est sur le plan institutionnel. Les auteurs des articles rassemblés dans ces trois volumes, y compris Paul Bleton lui-même, font de la "collection", si chère aux éditeurs français, un modèle quasi universel qui structurerait l'ensemble de la culture médiatique occidentale. Nombreuses, en effet, sont ces "collections", tant dans le domaine populaire que lettré, qui, pour le lecteur francophone, prennent le pas très souvent sur le nom de l'auteur ou même le genre: Le Livre de Poche, Masque, Garnier-Flammarion, Premiers romans, Folio, J'ai lu, Points, etc. Ces noms de collections et de sous-collections sont d'une très grande évidence dans le champ éditorial de langue française. Or, il est permis de se demander si ce modèle est à l'œuvre ailleurs dans le monde. Quiconque a passé quelque temps au Canada anglais ou aux États-Unis, par exemple, constatera que, dans ces cultures, la "collection" ne structure pas l'univers du livre. Au contraire, c'est le nom de l'auteur qui y joue un rôle déterminant, tant dans le champ lettré que populaire. Bien sûr, les romans de Danielle Steel sont répétitifs, mais cet univers-là n'est jamais investi de sens par son appartenance à une sérialisation explicite, venant de l'éditeur. En lisant les trois ouvrages recensés, je me suis souvent dit que les différents auteurs, tous français ou québécois, abusaient d'un élément de structuration qui est spécifique aux cultures de la francophonie. Le rapport d'antagonisme, que Paul Bleton aime bien exacerber, entre culture populaire et culture lettrée, appartient lui aussi à ces cultures francophones. L'emprunt systématique d'américanismes et de mots anglais, chez presque tous les auteurs ici, pour décrire la sérialisation, semble un détournement de sens et suggère une lecture abusive de champs culturels occidentaux par ailleurs très diversifiés.

Cela m'amène à une seconde série de remarques générales sur la démarche entreprise dans ces trois ouvrages. L'interprétation qui est proposée du roman populaire y est largement basée sur une analyse des "actes de lecture". Pour Bleton, c'est le lecteur populaire qui donne un sens aux œuvres, trouvant son plaisir dans la recherche de ressemblances familières entre les romans déjà consommés et ceux qu'il s'apprête à lire. Il s'agit d'un acte de lecture qui englobe, non seulement le texte, mais tout le paratexte, déterminant aux yeux de Bleton: la couverture illustrée, le texte de présentation, l'avertissement au lecteur, les illustrations. Ce glissement vers le lecteur est crucial dans tous les articles à l'étude. En effet, la paralittérature permet justement de déconstruire la notion d'auteur et, par-delà, la notion même d'œuvre singulière.

Or, si ces notions sont dans l'ensemble très plausibles, leur emploi est lui aussi souvent excessif. Certes, les collections françaises d'après-guerre ont fait fi de la singularité de l'auteur; l'usage systématique de pseudonymes en fait foi. Mais l'évacuation de la notion d'auteur doit-elle pour autant être reprise telle quelle par le critique? N'appauvrit-elle pas énormément l'analyse du récit? D'un côté, un roman de la collection "Fleuve Noir" ou "Masque" peut bien être l'avatar anonyme de forces du marché, de sorte que le nom de l'auteur nous soit indifférent. Après tout, nous ne cherchons pas à connaître le nom de l'"auteur" de notre voiture (rien de plus sériel qu'une voiture) ou de notre ordinateur. Mais, de l'autre, on ne peut ignorer, dans le cas d'un objet culturel, la présence souvent manipulatrice de l'auteur, même dans le cas d'œuvres sérielles. C'est cette présence-là qui parle, malgré tout, au lecteur et qui rend possible l'interprétation des textes. Il me semble qu'il n'y a pas de livres sans auteurs. Ou qu'encore on ne devrait pas pouvoir taire la notion d'auteur sans mettre en place une infrastructure théorique qui tienne compte de cette absence structurante.

Ces questions sont évidemment à l'œuvre dans l'ouvrage de Paul Bleton, Ça se lit comme un roman policier: comprendre la lecture sérielle, mais elles sont trop souvent esquivées. Pourtant, ce recueil d'articles, couvrant une dizaine d'années de recherches intensives (six des sept chapitres ont été publiés antérieurement), est de loin le plus solide des trois volumes à l'étude ici. Dans son introduction, Bleton reprend le concept de formula, qu'il emprunte à John Cawelti, et auquel il confère une dimension beaucoup plus grande et surtout plus positive. Car, pour lui, la formula à l'œuvre dans le roman populaire exige du lecteur une véritable "encyclopédie", par laquelle celui-ci est ensuite capable de relier les différentes occurences du récit sériel. Ce savoir, insiste Bleton, n'est pas un donné passif, mais une convention activement renouvelée entre les producteurs de récits formulaïques et les lecteurs. Ces réflexions théoriques, fort pertinentes, sont parmi les plus riches de ce volume. Elles méritent amplement, d'ailleurs, une application plus large qui impliquerait aussi bien la paralittérature que la littérature elle-même.

Chacun des articles ici réunis porte sur un aspect du roman sériel: la collection, le titre, le genre, le personnage, l'acte de lecture, par exemple. Le corpus examiné est très vaste, puisqu'il comprend des centaines de titres de romans policiers publiés en France depuis une cinquantaine d'années. Dans le chapitre sur le genre, Bleton fait bien voir l'hétérogénéité de ce concept. Même à l'intérieur de collections clairement définies, les auteurs n'hésitent à proposer à leurs lecteurs des écarts génériques significatifs. C'est le cas notamment des récits de Boileau-Narcejac, Exbrayat ou Malet. Dans d'autres chapitres, moins heureux, le vocabulaire technique alterne chez Bleton avec d'interminables répertoires de titres. Un article, publié en 1990 et intitulé "Représenter et se représenter le récit" souffre particulièrement de taxinomie obsessive. L'analyse qui est proposée de l'"acte de lecture" me semble bien abusive, d'ailleurs, dans la mesure où, de façon absolument conjecturale, elle attribue au lecteur toute une gamme de comportements figés. On se demande quelles données empiriques ont pu mener à de telles conclusions. Heureusement, les analyses plus récentes de Bleton me semblent plus aptes à rendre compte de la complexité des rapports entre l'éditeur, l'auteur, le lecteur et cet objet médiatique changeant qu'est le livre. Malgré ces quelques dérives, ce recueil d'article témoigne d'une recherche fouillée et audacieuse de la matière paralittéraire.

Dans Amours, aventures et mystères ou les romans qu'on ne peut pas lâcher, la qualité de la recherche et de l'écriture critique est beaucoup plus variable. Ce recueil collectif, qui se veut la suite de Armes, larmes, charmes, publié en 1995, offre des textes de chercheurs français et québécois, dont Ellen Constans, Serge Chazal, Jean Pastureau, Dominique Demers, Norbert Spehner et Paul Bleton lui-même (qui signe aussi l'introduction). Je ne pourrais rendre compte de la diversité des approches et des sujets dans l'espace qui m'est réservé ici. Mais je ne voudrais pas passer sous silence trois textes magnifiques par la qualité de leur écriture. Je commencerai par l'article de Jean Pastureau, intitulé "Le bel ailleurs, le bon hier". Pastureau offre un panorama du roman sentimental français de 1939 à 1973, période précédant immédiatement la publication de la collection Harlequin. Il s'agit ici d'une étude très bien documentée, très attentive aussi, d'un genre sériel qui a non seulement convoqué des milliers de lectrices francophones, mais aussi donné des écrivains aussi connus que Delly, Colette et Louis Hémon. Pastureau fait voir que le roman populaire n'est pas facilement dissociable de l'univers littéraire dans son sens plus exclusif. En même temps, ce type de récit se construit véritablement contre le réel socio-politique de l'époque, dans un "fixisme" devant lequel le critique ne cesse de s'étonner.

On doit noter également les excellents articles de Dominique Demers et d'Ellen Constans. Cette dernière s'efforce de décrire le roman populaire de la dernière moitié du XIXe siècle, période qui marque à ses yeux la genèse du roman sériel et de la culture médiatique dans son ensemble. Constans s'attache à montrer l'"intertextualité diffuse" qui nourrit la littérature populaire à ses débuts, une notion sur laquelle Paul Bleton reviendra lui-même dans un texte beaucoup plus récent. Pour sa part, Dominique Demers fait état de la constitution de collections dans la littérature québécoise pour la jeunesse de 1950 aux parutions les plus récentes. Cet article exhaustif devrait servir de base à toute étude de la production québécoise d'albums illustrés, comme la série des "Pichous" de Ginette Anfousse ou des "Joséphine" de Stéphane Poulin. L'analyse de Demers démontre une compréhension très nette de l'institution littéraire et évite ainsi les affirmations conjecturales ou sans fondement.

Les autres articles de ce volume portent, entre autres, sur la série des Bob Morane (François De Lorimier), sur le masque western (Norbert Spehner), sur le roman de guerre (Serge Chazal), sur le récit d'espionnage (Paul Bleton) et sur Fantomette (Sylvie Bérard). Seul ce dernier texte, rédigé d'une manière très intelligente, échappe à une espèce de pauvreté de style et à la superficialité du discours critique qui affectent l'ensemble des autres textes. Il faut dire que Sylvie Bérard avait devant elle un sujet en or, puisque Georges Chaulet, qui a publié le premier récit de Fantomette en 1961, est un écrivain remarquable qui devrait figurer dans toutes les histoires littéraires de la France contemporaine.

Enfin, bâclé et superficiel à l'extrême, le troisième ouvrage étudié ici, Les hauts et les bas de l'imaginaire western, ne mérite pas qu'on s'y attarde longuement. Même la préface de Paul Bleton, prétentieuse à l'excès, n'arrive guère à redonner aux onze études proposées une apparence de méthodologie et de perspective, et aux interminables listes de titres et d'auteurs une quelconque valeur interprétative. On a beau avoir un "corpus", on n'en a pas pour autant un sujet. Il faut dire que l'objet de cet ouvrage n'est jamais clair, car nous passons sans transition du livre western à l'imaginaire du far-west, des chansons de Willie Lamothe à la culture télévisuelle du "Billboard" américain. Et même des noms aussi connus dans le domaine de la paralittérature, comme Julia Bettinotti, Richard Saint-Germain, Christian-Marie Pons ou Roger Chamberland n'arrivent pas à arracher leur sujet du pur bavardage et de la trivialité.

Le mérite de ces trois ouvrages est tout de même d'avoir su faire voir la richesse du travail critique sur la paralittérature au Québec. La figure de Paul Bleton est centrale à ce mouvement. En outre, quiconque lira, comme je l'ai fait, l'ensemble de ces textes sera convaincu, une fois de plus, de la profonde américanité ("top to bottom", dirait Bleton) de la culture québécoise contemporaine.

(Sources: http://www.utpjournals.com/product/utq/701/imaginaire205.html )
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Jeu 29 Juin - 23:12

Auteur(s) : Vareille, Jean-Claude (1935?-1994)
Titre(s) : Filatures [Texte imprimé] : itinéraires à travers les cycles de Lupin et Rouletabille / Jean-Claude Vareille
Publication : Grenoble : Presses universitaires de Grenoble, 1980
Imprimeur / Fabricant : 14-Condé-sur-Noireau : impr. C. Corlet
Description matérielle : 239 p. : couv. ill. en coul. ; 21 cm
Collection : Bibliothèque de l'imaginaire ; 3
Lien à la collection : Bibliothèque de l'imaginaire

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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Mer 5 Juil - 9:18

Les Fils de Monte-Cristo. Idéologie du héros de roman populaire
par Vittorio Frigerio
Limoges, Presses de l'Université de Limoges, (coll. Médiatextes) , 2002, 358 pages.
ISBN 2-84287-250-9, 30 euros

note de lecture à lire ici:
http://www.fabula.org/actualites/article5713.php
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Mer 5 Juil - 9:20

Présentation du colloque : Roman-Feuilleton et Roman Populaire.Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle
DU SAMEDI 2 AOÛT (19 H) AU MARDI 12 AOÛT (14 H) 1986
DIRECTION : René GUISE, Jean-Claude VAREILLE

http://www.ccic-cerisy.asso.fr/romanprg86.html
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Mer 5 Juil - 11:21

Alain-Michel Boyer
Frontières du littéraire
Habilitation à diriger des recherches - 1985

Arrow le texte est consultable et téléchargeable ici:

http://www.lettres.univ-nantes.fr/editions/Boyer/Boyer.html

Sommaire
AVANT-PROPOS

CHAPITRE I PRELIMINAIRES
LA LITTERATURE ET LA QUESTION DE L’AUTRE
1. Quelques figures de l’autre
2. La littérature comparée et l’identité de l’autre
3. Littéraire ou non littéraire? “J’ai horreur de la littérature”
4. De la tripartition des styles à la scission du littéraire
5. Du refus du roman à la naissance de la “littérature industrielle”
6. Instabilité des frontières

CHAPITRE II APPROCHES DE LA PARALITTERATURE
1. La paralittérature et ses dénominations
A. Des “romans pour femmes de chambres à la “littérature stercoraire”
B. Paralittérature un concept heuristique
2. La paralittérature a-t-elle une histoire?
A. La littérature de colportage
1. Les adaptations des romans de chevalerie
2. Les almanachs
B. Le roman populaire du XIXe siècle en France et la “novela por entragas” en Espagne
C. La paralittérature moderne aux Etats-Unis et en Europe
3. Comment définir la paralittérature?
4. Peut-on parler d’une poétique de la paralittérature?
A. Littérature des peuples sans écriture et paralittérature des sociétés de masse
B. Le retour de la rhétorique
5. Le roman policier
6. L’exemple d’une catégorie de la science-fiction les “mondes perdus”
7. Pour conclure paralittérature et jeu ou le retour du lecteur

CHAPITRE III LA PARALITTERATURE SE RECYCLE-T-ELLE?
1. Les emprunts de la paralittérature à la littérature
2. Les emprunts de la littérature à la paralittérature
3. Fantômas et la force productive des clichés
4. Pourquoi le roman?
5. La paralittérature chez William S. Burroughs, Alain Robbe-Grillet et Manuel Puig
6. “Antériorité” et “exemplarité” de la peinture?
7. Une pratique de bricolage
8. La science-fiction chez Burroughs, Robbe-Grillet et Puig
9. Enigme, quête et enquête le roman policier chez Burroughs, Robbe-Grillet et Puig
10. Le policier en écrivain, l’écrivain en policier
11. Pour conclure une écriture de la déception

CHAPITRE IV AUTRES FRONTIERES DU LITTERAIRE
1. LITTERATURE ET ETHNOLOGIE
L’exemple de Michel Leiris
2. POESIE DIALECTALE, ARTS PLASTIQUES ET CINEMA
L’exemple de Pier Paolo Pasolini
3. LITTERATURE ET GEOGRAPHIE
L’exemple de Julien Gracq

CHAPITRE V TRAVAUX EN COURS
1. Essai sur le roman maritime (Sea Novel)
2. Littérature et anthropologie
3. Fantômas dans tous ses états

CONCLUSION “LES FORCEURS DE BLOCUS”

BIBLIOGRAPHIE
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Mar 29 Aoû - 22:18

Danielle Aubry, Du roman-feuilleton à la série télévisée : pour une rhétorique de la sérialité, vient de paraître aux éditions Peter Lang (et ça devrait plaire à Dave O'Brien Wink )

Professeur au Département d'études littéraires de l'université du Québec à Montréal, elle consacre principalement ses recherches à la fiction sérialisée dans différents médias (roman, radio, cinéma et télévision) ainsi qu'au mélodrame et à l'écriture en collaboration. Ayant oeuvré comme scénariste pour la télévision pendant une douzaine d'années, elle s'intéresse également à l'influence du médium télévisuel sur le travail de l'auteur.

source: www.fabula.org
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Dernière édition par le Mar 29 Aoû - 22:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Etude] Etudes universitaires   Mar 29 Aoû - 22:25

André Peyronie, Le Nom de la Rose. Du livre qui tue au livre qui brûle, aventure et signification, Rennes, PressesUniversitaires de Rennes, 2006, collection « Interférences ».

Un compte-rendu de qualité (Wink ) à lire ici: http://www.fabula.org/revue/document1492.php
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